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Document confidentiel

Politique de Sécurité
des Systèmes d'Information

Basée sur ISO/IEC 27002:2022

{{CLIENT_NAME}}
Version {{VERSION}}{{DATE}}

1 — Objet

Ce document décrit les grands principes de sécurité mis en œuvre au sein de {{CLIENT_NAME}}. Il définit les objectifs et mesures de sécurité de l'information devant être appliquées afin de permettre la bonne prise en compte de l'enjeu de sécurité au sein de l'entreprise.

2 — Domaine d'application

La politique de sécurité s'applique à l'ensemble des collaborateurs, systèmes et données de {{CLIENT_NAME}}.

3 — Convention d'écriture

La présente Politique Générale de Sécurité des Systèmes d'Information est basée sur la norme ISO 27002. Afin de faciliter la traçabilité, le chapitrage suit celui de la norme.

Concrètement, chaque chapitre de la PSSI est construit selon l'architecture suivante :

*Description de l'objectif macroscopique du chapitre qui permet de définir ce que cela apporte en termes de sécurité.*

Texte explicatif permettant d'appréhender le contenu global du chapitre et sa mise en œuvre.

5 — Mesures de sécurité organisationnelles

5.1 — Gouvernance et politiques

Objectif 1 — Gouvernance et politiques

Apporter à la sécurité de l'information une direction, une organisation et un soutien clairs de la part de la direction, en définissant des politiques formalisées, des rôles et responsabilités précis, et en assurant leur application et leur révision régulière.

Objectif

La sécurité de l’information repose avant tout sur un cadre clair.

Les règles doivent être définies, formalisées et validées par la direction, afin d’être comprises et appliquées par l’ensemble des collaborateurs et des parties prenantes.

Ce cadre n’est efficace que si les responsabilités sont clairement attribuées. Chaque périmètre de sécurité doit avoir un responsable identifié. La séparation des tâches vient renforcer ce dispositif en évitant qu’une même personne puisse réaliser seule une opération sensible de bout en bout, limitant ainsi les risques d’erreur ou d’abus.

La direction joue un rôle déterminant. Elle doit s’impliquer activement, en soutenant la démarche, en allouant les ressources nécessaires et en diffusant une véritable culture de la sécurité.

Les règles doivent être appliquées au quotidien et adaptées lorsque l’organisation, les outils ou les risques évoluent.

La sécurité s’inscrit ainsi dans une démarche continue : définir, appliquer, contrôler et améliorer.

7 mesures
5.1.1 — Politiques de sécurité de l'information
L'organisation doit avoir une politique de sécurité écrite, validée par les dirigeants, connue de tous les employés et régulièrement mise à jour.

Pourquoi cette mesure ? Sans politique formalisée, l'organisation ne dispose pas d'un cadre permettant de communiquer, justifier et faire appliquer les exigences de sécurité auprès de ses collaborateurs et prestataires.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • GOV_01{{CLIENT_NAME}} dispose d'une PSSI formalisée.
  • GOV_02La PSSI est validée par la direction.
  • GOV_03La PSSI est remise à chaque collaborateur lors de son arrivée.
  • GOV_04La PSSI est accessible à tout moment dans l'espace documentaire de l'entreprise.
  • GOV_05La PSSI fait l'objet d'une révision annuelle.
  • GOV_06La PSSI est révisée en cas d'évolution significative de l'organisation, de la réglementation ou de l'environnement technique.
Preuves attendues
  • PSSI signée par le dirigeant.
  • Accusés de réception signés par chaque collaborateur.
  • Historique des versions documentées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
  • Registre des signatures collaborateurs.
5.1.2 — Fonctions et responsabilités liées à la sécurité de l'information
Chaque personne responsable de la sécurité doit avoir un rôle clairement défini, avec des missions précises et une autorité adaptée.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de rôles définis conduit, en situation de crise, à des délais de réaction incompatibles avec la maîtrise de l'impact d'un incident.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • GOV_07Le dirigeant est responsable de la sécurité de l'information au sein de {{CLIENT_NAME}}.
  • GOV_08Le dirigeant valide les politiques de sécurité et s'assure de leur application.
  • OPTIONGOV_09Le dirigeant délègue l'implémentation et la gestion des mesures techniques de sécurité du système d'information à {{PRESTATAIRE}}.
  • GOV_10Les rôles et responsabilités en matière de sécurité sont connus de l'ensemble des collaborateurs.
Preuves attendues
  • Désignation formelle du responsable sécurité.
  • Contrat de prestation MSP le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Contrat de prestation de services informatiques.
5.1.3 — Séparation des tâches
Aucune personne ne doit pouvoir effectuer seule des opérations sensibles de bout en bout : les étapes critiques doivent être réparties entre plusieurs personnes.

Pourquoi cette mesure ? La concentration d'opérations sensibles entre les mains d'une seule personne crée un risque de fraude interne ou d'erreur non détectée, sans possibilité de contrôle a posteriori.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • GOV_11{{CLIENT_NAME}} identifie les opérations sensibles nécessitant une séparation des tâches.
  • OPTIONGOV_12Les tâches critiques sont réparties entre plusieurs personnes habilitées.
  • GOV_13Lorsque la séparation des tâches n'est pas possible, un message de confirmation explicite est demandé avant toute réalisation d'une opération sensible.
  • GOV_14Les opérations critiques font l'objet d'une double validation lorsqu'au moins deux personnes habilitées sont disponibles.
Preuves attendues
  • Liste des opérations sensibles identifiées.
  • Procédure de validation des opérations critiques.
Documents associés
  • Présente PSSI.
5.1.4 — Responsabilités de la direction
Les dirigeants doivent activement soutenir la sécurité de l'information, pas seulement la valider sur le papier.

Pourquoi cette mesure ? Sans implication active de la direction, les mesures de sécurité restent théoriques et ne sont pas appliquées dans les pratiques quotidiennes.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • GOV_15La direction alloue les ressources nécessaires à la mise en oeuvre de la politique de sécurité, selon son appréciation du risque couru par l'entreprise.
  • GOV_16La direction remet la présente PSSI à chaque collaborateur et s'assure de son accusé de réception signé.
  • GOV_17La direction rappelle les règles et bonnes pratiques de sécurité lorsqu'elle constate un manquement.
  • GOV_18La direction décide in fine des mesures de sécurité mises en oeuvre au sein de {{CLIENT_NAME}}.
Preuves attendues
  • PSSI signée par le dirigeant.
  • Accusés de réception de la PSSI signés par chaque collaborateur.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des signatures collaborateurs.
5.1.5 — Révision indépendante de la sécurité de l'information
La sécurité de l'information doit faire l'objet d'audits réguliers réalisés par des experts indépendants.

Pourquoi cette mesure ? Une évaluation réalisée par une partie suffisamment indépendante permet d'identifier des écarts ou faiblesses qui ne sont plus perçus dans le cadre des activités courantes.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • GOV_19La sécurité de l'information fait l'objet d'un audit par un prestataire externe indépendant tous les 5 ans.
  • GOV_20Le périmètre technique fait l'objet de tests d’intrusion à minima annuels. Les résultats sont documentés et les points d’amélioration identifiés sont traités.
  • GOV_21Un prestataire transmet annuellement son rapport de conformité couvrant le périmètre technique géré au sein de {{CLIENT_NAME}}.
Preuves attendues
  • Rapport d'audit.
  • Date et périmètre du dernier audit.
  • OPTION — Rapport de conformité prestataire.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Rapport d'audit.
  • OPTION — Rapport de conformité prestataire.
5.1.6 — Conformité aux politiques, règles et normes de sécurité
L'organisation doit vérifier régulièrement que ses pratiques sont conformes à ses propres politiques et aux normes de sécurité applicables.

Pourquoi cette mesure ? Des règles non vérifiées se dégradent silencieusement dans le temps et s'accumulent jusqu'à la survenance d'un incident qui les révèle.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • GOV_22{{CLIENT_NAME}} vérifie annuellement que ses pratiques sont conformes à la présente PSSI.
  • OPTIONGOV_23Un prestataire réalise annuellement une vérification de conformité du périmètre technique géré au sein de {{CLIENT_NAME}} et en transmet le résultat à la direction.
Preuves attendues
  • Résultats de la vérification annuelle de conformité.
  • OPTION — Rapport de conformité prestataire.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • OPTION — Rapport de conformité prestataire.
5.1.7 — Procédures d'exploitation documentées
Les procédures d'exploitation des systèmes d'information doivent être écrites, accessibles et tenues à jour.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de documentation des procédures crée une dépendance aux personnes clés et rend toute intervention en situation d'urgence aléatoire.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • GOV_24Les procédures d'exploitation du système d'information sont formalisées et documentées.
  • GOV_25Les procédures sont accessibles aux personnes habilitées.
  • GOV_26Les procédures sont mises à jour en cas d'évolution significative du système d'information.
Preuves attendues
  • Procédures d'exploitation documentées et datées.
  • Historique des mises à jour.
Documents associés
  • Procédures d'exploitation.
  • PCA/PRI.

5.2 — Relations externes et fournisseurs

Objectif 2 — Relations externes et fournisseurs

Maintenir le niveau de sécurité de l'information dans les échanges avec les tiers, qu'il s'agisse d'autorités, de partenaires ou de fournisseurs de services (y compris cloud), en encadrant contractuellement et opérationnellement ces relations.

Objectif

Les relations avec des tiers — autorités, partenaires, fournisseurs ou prestataires cloud — font partie intégrante de l’activité et introduisent des risques pour la sécurité de l’information.

Ces risques doivent être maîtrisés dès le début de la relation. Avant toute collaboration, les impacts en matière de sécurité doivent être identifiés et des exigences adaptées doivent être définies et intégrées dans les contrats.

La relation doit ensuite être suivie dans la durée. Les services fournis par des tiers sont régulièrement évalués, et tout changement significatif fait l’objet d’une réévaluation des risques.

L’utilisation de services cloud fait l’objet d’une attention particulière. Elle implique de s’assurer de la localisation des données, des garanties de sécurité apportées par le prestataire et des conditions de réversibilité.

La sécurité des fournisseurs et de la chaîne d’approvisionnement relève de la responsabilité de l’organisation et doit être encadrée de manière continue.

7 mesures
5.2.1 — Contacts avec les autorités
L'organisation doit identifier et maintenir des contacts avec les autorités compétentes afin de pouvoir réagir rapidement en cas d'incident.

Pourquoi cette mesure ? En l'absence de coordonnées préétablies, le respect des délais légaux de notification (72h CNIL) ne peut être garanti lors d'une violation de données.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • EXT_01{{CLIENT_NAME}} maintient les coordonnées des autorités compétentes suivantes :
  • CNIL — cnil.fr / notifications.cnil.fr
  • Cybermalveillance.gouv.fr
  • ANSSI — anssi.fr
  • Police / Gendarmerie — 17 ou gendarmerie.interieur.gouv.fr
  • CNB — cnb.avocat.fr (avocats)
  • Conseil National de l'Ordre des Médecins — conseil-national.medecin.fr (médecins)
  • Agence Régionale de Santé (médecins)
  • Ordre des Experts-Comptables — experts-comptables.fr (experts-comptables)
  • EXT_02En cas de violation de données personnelles, la CNIL est notifiée dans les 72 heures (article 33 RGPD).
  • EXT_03En cas de risque élevé pour les personnes concernées, celles-ci sont informées dans les meilleurs délais (article 34 RGPD).
  • EXT_04Tout incident cyber fait l'objet d'un signalement sur cybermalveillance.gouv.fr.
  • OPTIONEXT_05Pour les médecins : tout incident SI est notifié à l'ARS compétente (article L.1111-8-2 du Code de la Santé Publique).
Preuves attendues
  • Liste des contacts autorités documentée et à jour.
  • Registre des violations de données.
  • Preuves de notification le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des violations de données RGPD.
  • Procédure de gestion des incidents.
5.2.2 — Contacts avec des groupes d'intérêt spécifiques
L'organisation doit participer à des groupes de partage d'information sur les menaces et les bonnes pratiques de sécurité.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de participation aux réseaux professionnels et de sécurité réduit la capacité de l'organisation à bénéficier de retours d'expérience, d'alertes précoces et de bonnes pratiques partagées.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • EXT_06{{CLIENT_NAME}} s'informe régulièrement des menaces et bonnes pratiques de sécurité via des sources reconnues.
  • EXT_07Les alertes et bulletins de sécurité pertinents sont transmis à la direction.
  • OPTIONEXT_08{{CLIENT_NAME}} participe à des groupes ou associations professionnelles partageant des informations sur les menaces cyber.
Preuves attendues
  • Abonnement aux alertes ANSSI / CERT-FR.
  • Traces de transmission des alertes pertinentes à la direction.
Documents associés
  • Présente PSSI.
5.2.3 — Sécurité de l'information dans les relations avec les fournisseurs
Avant de travailler avec un fournisseur, les risques liés à la sécurité de l'information doivent être identifiés et des exigences contractuelles établies.

Pourquoi cette mesure ? Un fournisseur disposant d'un accès aux systèmes ou données sans évaluation préalable constitue un vecteur d'attaque indirect non maîtrisé.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • EXT_09{{CLIENT_NAME}} identifie les fournisseurs ayant accès à ses systèmes d'information ou à ses données.
  • EXT_10Les risques liés à la sécurité sont évalués pour les fournisseurs ayant accès aux données ou aux systèmes de {{CLIENT_NAME}}. À minima, les questions suivantes doivent être examinées : le fournisseur garantit-il la confidentialité des données ? Où sont hébergées les données ? Dispose-t-il d'une politique de sécurité ou d'une certification reconnue ? Quelles mesures en cas d'incident ? Que se passe-t-il en fin de contrat ?
  • EXT_11Des exigences de sécurité sont définies et communiquées à chaque fournisseur concerné.
  • EXT_12Un questionnaire de sécurité est transmis aux fournisseurs ayant accès aux données de {{CLIENT_NAME}}.
Preuves attendues
  • Liste des fournisseurs ayant accès aux SI ou aux données.
  • Questionnaires de sécurité fournisseurs complétés.
  • Clauses de sécurité dans les contrats fournisseurs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Questionnaire de sécurité fournisseurs.
  • Registre des fournisseurs.
5.2.4 — La sécurité de l'information dans les accords conclus avec les fournisseurs
Les contrats avec les fournisseurs doivent inclure des clauses précises sur la sécurité de l'information et les obligations de chaque partie.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de clauses contractuelles de sécurité limite fortement la capacité de l'organisation à faire valoir ses exigences ou à engager la responsabilité du fournisseur en cas d'incident.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • EXT_13Les contrats conclus avec les fournisseurs ayant accès aux données ou aux systèmes de {{CLIENT_NAME}} incluent des clauses de sécurité.
  • EXT_14Ces clauses précisent a minima : confidentialité des données confiées, notification en cas d'incident de sécurité, conditions de restitution et suppression des données en fin de contrat, droit d'audit ou de vérification de la conformité.
  • EXT_15Un accord de sous-traitance RGPD (DPA) est conclu avec tout fournisseur traitant des données personnelles pour le compte de {{CLIENT_NAME}}.
Preuves attendues
  • Contrats fournisseurs incluant des clauses de sécurité.
  • DPA signés avec les sous-traitants RGPD.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des fournisseurs.
  • Modèle de clauses de sécurité fournisseurs.
5.2.5 — Gestion de la sécurité de l'information dans la chaîne d'approvisionnement
Les risques liés à la sécurité de l'information dans la chaîne d'approvisionnement doivent être identifiés et gérés.

Pourquoi cette mesure ? La défaillance d'un fournisseur critique non identifié comme tel peut provoquer une interruption d'activité non anticipée, sans plan de continuité adapté.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • EXT_16{{CLIENT_NAME}} identifie les fournisseurs critiques dont une défaillance pourrait impacter la sécurité ou la continuité de l'activité.
  • EXT_17Les fournisseurs critiques sont inclus dans le plan de continuité d'activité.
  • EXT_18En cas de changement significatif chez un fournisseur critique, une réévaluation de la relation est effectuée.
Preuves attendues
  • Liste des fournisseurs critiques identifiés.
  • Prise en compte des fournisseurs critiques dans le PCA/PRI.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • PCA/PRI.
  • Registre des fournisseurs.
5.2.6 — Surveillance, révision et gestion des changements des services fournisseurs
Les services fournis par des tiers doivent être suivis, évalués et révisés régulièrement.

Pourquoi cette mesure ? Les évolutions contractuelles ou organisationnelles d'un fournisseur peuvent dégrader silencieusement le niveau de sécurité sans que l'organisation en soit informée.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • EXT_19{{CLIENT_NAME}} s'assure que les fournisseurs critiques continuent de satisfaire les exigences de sécurité définies lors de leur sélection.
  • EXT_20Tout changement significatif chez un fournisseur critique — changement de propriétaire, modification des conditions contractuelles, incident de sécurité déclaré — fait l'objet d'une réévaluation.
  • EXT_21En cas de dégradation avérée du niveau de sécurité d'un fournisseur critique, une action corrective est engagée et documentée.
  • EXT_22Si aucune résolution satisfaisante n'est obtenue dans un délai raisonnable, un fournisseur alternatif est identifié.
Preuves attendues
  • Traces de suivi des fournisseurs critiques.
  • Documentation des réévaluations effectuées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des fournisseurs.
5.2.7 — Sécurité de l'information dans l'utilisation des services cloud
L'utilisation de services cloud nécessite une politique dédiée couvrant la sélection des prestataires, la localisation des données, les droits d'audit et les niveaux de service.

Pourquoi cette mesure ? L'adoption de services cloud sans évaluation préalable expose l'organisation à des risques de non-conformité RGPD, de perte de maîtrise des données et d'impossibilité de réversibilité.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • EXT_23{{CLIENT_NAME}} recense les services cloud utilisés dans le cadre de son activité.
  • EXT_24Tout nouveau service cloud est évalué avant adoption. À minima les critères suivants sont examinés : localisation des données, conformité RGPD du prestataire, disponibilité d'un DPA, politique de sauvegarde et de restitution, conditions de sortie et portabilité des données.
  • EXT_25L'utilisation de services cloud non approuvés par la direction est interdite.
  • EXT_26Tout outil numérique en ligne utilisé à des fins professionnelles (messagerie, stockage, comptabilité, signature électronique, outils collaboratifs...) doit être approuvé avant utilisation.
  • EXT_27L’utilisation d’outils numériques en ligne non approuvés sur les équipements professionnels est interdite.
  • EXT_28Les outils numériques en ligne approuvés sont soumis aux mêmes exigences de sécurité que les autres fournisseurs (cf. 5.2.4 et 5.2.7).
Preuves attendues
  • Liste des services cloud approuvés.
  • DPA signés avec les prestataires cloud concernés.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des fournisseurs.
  • Liste des services cloud approuvés.

5.3 — Renseignement et gestion des risques

Objectif 3 — Renseignement et gestion des risques

Anticiper les menaces et intégrer la sécurité de l'information dès la conception des projets, en s'appuyant sur une veille active sur les cybermenaces et une prise en compte systématique des risques dans les décisions.

Objectif

Le paysage des cybermenaces évolue en permanence, ce qui nécessite une capacité d’anticipation et d’adaptation continue.

Cette anticipation repose notamment sur une veille régulière des menaces, incluant l’identification des vulnérabilités, des techniques d’attaque et des risques émergents, afin d’ajuster les mesures de sécurité en conséquence.

Cette approche s’applique également à la conduite des projets. La sécurité de l’information gagne à être prise en compte dès leur conception, plutôt qu’ajoutée en fin de parcours.

Intégrer la sécurité en amont permet de limiter les risques, de réduire les coûts de correction et de s’assurer que les mesures de protection sont adaptées aux usages et aux contraintes de l’organisation.

2 mesures
5.3.1 — Renseignements sur les menaces
L'organisation doit collecter et analyser des informations sur les menaces afin d'anticiper les risques.

Pourquoi cette mesure ? Sans veille sur les alertes de sécurité, les vulnérabilités et campagnes d'attaque ne sont pas traitées dans les délais permettant d'en limiter les effets.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CTI_01{{CLIENT_NAME}} s'abonne aux alertes et bulletins de sécurité des autorités compétentes (ANSSI, CERT-FR, Cybermalveillance.gouv.fr).
  • CTI_02Les alertes reçues sont examinées et les mesures correctives nécessaires sont appliquées.
  • CTI_03Les informations sur les menaces sont prises en compte lors de la révision annuelle de la PSSI.
  • CTI_04Une surveillance de l'exposition externe de {{CLIENT_NAME}} est assurée de manière continue (domaines typosquattés, comptes compromis, données exposées).
Preuves attendues
  • Abonnements aux alertes ANSSI / CERT-FR actifs.
  • Traces de traitement des alertes reçues.
  • Rapports de surveillance de l'exposition externe.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Rapports de surveillance de l'exposition externe.
5.3.2 — Sécurité de l'information dans la gestion de projet
La sécurité de l'information doit être prise en compte dès le démarrage de tout projet impliquant le système d'information.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de prise en compte de la sécurité en amont d'un projet conduit à des failles structurelles coûteuses à corriger après mise en production.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CTI_05Tout projet impliquant le système d'information ou des données de {{CLIENT_NAME}} intègre une réflexion sur la sécurité dès sa conception.
  • CTI_06Avant l'adoption d'un nouvel outil ou service, les impacts sur la sécurité et la conformité sont examinés. À minima les points suivants sont vérifiés : nature des données traitées, criticité de l'outil pour l'activité, modalités d'accès et d'hébergement, conformité RGPD et disponibilité d'un DPA.
Preuves attendues
  • Traces d'examen de sécurité avant adoption de tout nouvel outil.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Questionnaire d'évaluation sécurité. (annexe)

5.4 — Gestion des actifs et classification

Objectif 4 — Gestion des actifs et classification

Identifier, inventorier et protéger les informations et actifs associés tout au long de leur cycle de vie, en s'assurant qu'ils sont classifiés, étiquetés, utilisés et transférés de manière appropriée à leur sensibilité.

Objectif

La protection des informations repose d’abord sur une bonne connaissance des actifs de l’organisation.

Un inventaire à jour des données, systèmes, logiciels et équipements permet d’identifier ce qui doit être protégé.

Cet inventaire s’accompagne de règles d’utilisation claires, définissant qui peut accéder à quoi, dans quelles conditions et pour quels usages.

Lorsqu’un collaborateur change de poste ou quitte l’organisation, les accès et les équipements qui lui étaient attribués sont retirés ou restitués.

Tous les actifs ne présentent pas le même niveau de sensibilité. Les informations sont donc classifiées selon leur importance (public, interne, confidentiel, etc.) et marquées en conséquence afin de guider leur utilisation.

Cette classification permet à chacun d’adapter la manière dont il partage et manipule les informations.

Plus une information est sensible, plus son utilisation doit être maîtrisée.

6 mesures
5.4.1 — Inventaire des informations et autres actifs associés
Un inventaire des actifs informationnels et des équipements doit être tenu à jour.

Pourquoi cette mesure ? Sans inventaire à jour, il est impossible de délimiter le périmètre à protéger, d'évaluer l'impact d'un incident ou de garantir l'exhaustivité d'une restauration.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACT_01{{CLIENT_NAME}} tient un inventaire des actifs informatiques incluant les postes de travail, équipements mobiles et périphériques.
  • ACT_02{{CLIENT_NAME}} tient un inventaire des données et informations traitées dans le cadre de son activité.
  • ACT_03L'inventaire des données précise pour chaque catégorie : la nature des données, leur localisation, leur niveau de sensibilité et leur durée de conservation.
  • ACT_04L'inventaire inclut les applications et services utilisés dans le cadre de l'activité.
  • ACT_05Les inventaires sont mis à jour en cas d'arrivée ou de départ d'un collaborateur, d'acquisition d'un nouvel équipement ou d'adoption d'un nouvel outil.
  • ACT_06Chaque actif est associé à un responsable identifié.
Preuves attendues
  • Inventaire des actifs informatiques à jour.
  • Inventaire des données et informations traitées.
  • Inventaire des applications et services.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Inventaire des actifs.
  • Registre des traitements RGPD.
5.4.2 — Utilisation correcte des informations et autres actifs associés
Les informations et autres actifs doivent être utilisés de manière appropriée, conformément aux politiques de l'organisation.

Pourquoi cette mesure ? L'usage des équipements professionnels sans règles définies peut introduire des vecteurs d'attaque non maîtrisés dans le système d'information.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACT_07Les actifs informatiques de {{CLIENT_NAME}} sont utilisés exclusivement à des fins professionnelles.
  • ACT_08Les collaborateurs sont informés des règles d'utilisation acceptable des équipements et des données.
  • ACT_09L'installation de logiciels non approuvés sur les équipements de {{CLIENT_NAME}} est interdite.
  • ACT_09b — L'utilisation de services SaaS, applications web ou outils en ligne non approuvés par la direction pour traiter des données de {{CLIENT_NAME}} est interdite.
  • ACT_10L'accès aux données de {{CLIENT_NAME}} depuis des équipements personnels est interdit par défaut. Une dérogation documentée peut être accordée par la direction sous conditions minimales de sécurité (MFA actif, antivirus à jour, chiffrement du poste).

Note : cette interdiction couvre notamment les assistants IA et chatbots en ligne (ex. : ChatGPT, Gemini, Copilot personnel), ainsi que les services SaaS de traitement de documents (conversion PDF, OCR, traduction en ligne, etc.) qui traitent les fichiers transmis sur des serveurs tiers.

Preuves attendues
  • Charte utilisateur signée par chaque collaborateur.
  • Liste des logiciels approuvés.
  • Dérogations BYOD documentées le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
5.4.3 — Restitution des actifs
Les actifs confiés aux collaborateurs doivent être restitués à la fin de leur contrat ou de leur mission.

Pourquoi cette mesure ? Le maintien d'équipements ou d'accès après la fin d'un contrat constitue un risque de fuite d'informations et d'accès résiduels non contrôlés.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACT_11À la fin du contrat ou de la mission d'un collaborateur, l'ensemble des équipements et actifs informatiques confiés sont restitués à {{CLIENT_NAME}}.
  • ACT_12Les accès aux systèmes d'information sont révoqués au plus tard le jour du départ du collaborateur.
  • ACT_13Avant le départ d'un collaborateur, la direction s'assure que les dossiers en cours, informations métiers et accès nécessaires à la continuité de l'activité ont été transmis ou documentés.
  • ACT_14Une procédure de départ formalisée est appliquée pour chaque collaborateur quittant {{CLIENT_NAME}}.
Preuves attendues
  • Procédure de départ documentée et appliquée.
  • Traces de révocation des accès.
  • Accusé de restitution des équipements signé.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure d'offboarding collaborateur.
5.4.4 — Classification des informations
Les informations doivent être classifiées selon leur niveau de sensibilité afin d'appliquer les mesures de protection adaptées.

Pourquoi cette mesure ? En l'absence de classification, les collaborateurs ne disposent d'aucun repère pour évaluer la sensibilité d'un document et adapter leur comportement en conséquence.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACT_15{{CLIENT_NAME}} applique la classification des informations suivante : PUBLIC — toute personne peut diffuser librement sans restriction. INTERNE — tout collaborateur peut partager avec des tiers sous sa responsabilité, le destinataire externe ne pouvant pas rediffuser sans autorisation. CONFIDENTIEL — seul le propriétaire du document ou la direction est habilité à diffuser, toute transmission nécessitant une autorisation explicite.
  • ACT_16Les données à caractère personnel sont classifiées au niveau CONFIDENTIEL.
  • ACT_17Chaque collaborateur connaît les niveaux de classification et les règles de diffusion associées.
Preuves attendues
  • Grille de classification documentée.
  • Charte utilisateur mentionnant les niveaux de classification et les règles de diffusion.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
5.4.5 — Marquage des informations
Les informations doivent être marquées de manière à identifier clairement leur niveau de classification.

Pourquoi cette mesure ? Sans marquage visible, la sensibilité d'un document n'est pas identifiable à première lecture, favorisant les erreurs de diffusion et les partages non intentionnels.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACT_18Tout document produit par {{CLIENT_NAME}} est marqué avec son niveau de classification.
  • ACT_19Le marquage est apposé de manière visible sur le document (en-tête ou pied de page).
  • ACT_20Le niveau de classification est également renseigné dans les métadonnées du document.
  • ACT_21Lorsque le marquage visible n'est pas possible (document officiel, formulaire tiers...), le niveau de classification est indiqué dans le nom du fichier (ex : NomFichier_CONFIDENTIEL.pdf).
  • ACT_22Les niveaux de marquage utilisés sont : PUBLIC — INTERNE — CONFIDENTIEL.
  • ACT_23En l'absence de marquage, le document est considéré comme INTERNE par défaut.
Preuves attendues
  • Documents comportant un marquage visible ou dans le nom de fichier.
  • Métadonnées de classification renseignées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
5.4.6 — Transfert des informations
Les règles de transfert des informations doivent être définies selon leur niveau de classification et les canaux utilisés.

Pourquoi cette mesure ? Le transfert de données sensibles via des canaux non maîtrisés expose l'organisation à une divulgation non contrôlée, sans traçabilité ni possibilité de recours.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACT_24Le transfert des informations respecte les règles suivantes selon le niveau de classification : PUBLIC — tous les canaux sont autorisés sans condition. INTERNE — le transfert à des tiers est autorisé sous la responsabilité de l'émetteur, le destinataire devant être informé de l'interdiction de rediffusion. CONFIDENTIEL — le transfert est autorisé uniquement par le propriétaire ou la direction, via un canal garantissant le chiffrement en transit et la traçabilité (accusé de réception, horodatage, identité du destinataire vérifiée).
  • ACT_25Le transfert de documents CONFIDENTIELS par email standard non chiffré est interdit.
  • ACT_26Les supports amovibles ne peuvent pas être utilisés pour transférer des données CONFIDENTIELLES sans autorisation explicite de la direction.
  • ACT_27Tout transfert de données à caractère personnel vers un destinataire externe respecte les obligations du RGPD.
  • Note : les services de partage grand public (WhatsApp, WeTransfer, Google Drive personnel...) ne constituent pas des canaux sécurisés au sens de cette politique.
Preuves attendues
  • Charte utilisateur mentionnant les règles de transfert.
  • Traces de transferts sécurisés pour les documents CONFIDENTIELS.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.

5.5 — Contrôle d'accès et gestion des identités

Objectif 5 — Contrôle d'accès et gestion des identités

S'assurer que l'accès aux systèmes et aux informations est accordé uniquement aux personnes habilitées, sur la base du principe du moindre privilège, et que les identités et droits sont gérés tout au long de leur cycle de vie.

Objectif

Le contrôle d’accès vise à encadrer l’accès aux informations et aux systèmes, en fonction des utilisateurs et de leurs besoins.

Il repose sur l’utilisation d’identités numériques, permettant d’identifier les utilisateurs et de gérer les droits qui leur sont attribués. Ces droits sont définis en fonction des activités réalisées, afin de limiter l’accès aux seules ressources nécessaires.

Les éléments d’authentification (mots de passe, codes, tokens) jouent un rôle central et nécessitent une attention particulière.

Les droits d’accès évoluent dans le temps et peuvent être ajustés afin d’éviter le maintien d’accès devenus inutiles ou inadaptés.

Une gestion maîtrisée des identités et des accès contribue ainsi à réduire les risques d’accès non autorisé.

4 mesures
5.5.1 — Contrôle d'accès
Les accès aux systèmes d'information doivent être contrôlés et limités aux besoins réels de chaque utilisateur.

Pourquoi cette mesure ? En l'absence de règles d'attribution formalisées, des accès peuvent être accordés sans lien avec le besoin réel, créant une exposition structurelle difficile à auditer et à réduire.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACC_01L'accès aux systèmes d'information de {{CLIENT_NAME}} est accordé sur la base du besoin réel et du principe du moindre privilège.
  • ACC_02Les droits d'accès sont définis par la direction et attribués individuellement à chaque collaborateur.
  • ACC_03Les accès sont revus lors de tout changement de poste, de mission ou de départ d'un collaborateur.
  • ACC_04Les comptes partagés entre plusieurs utilisateurs sont identifiés et documentés.
  • ACC_05Pour chaque compte partagé, la liste des personnes ayant accès est maintenue à jour.
  • ACC_06Les secrets d'authentification des comptes partagés sont transmis et stockés via un moyen approprié garantissant la confidentialité (gestionnaire de mots de passe dédié).
  • ACC_07En cas de départ d'un collaborateur ayant accès à un compte partagé, les secrets d'authentification sont renouvelés sans délai.
Preuves attendues
  • Matrice des droits d'accès documentée.
  • Liste des comptes partagés et des personnes y ayant accès.
  • Traces de révision des accès lors des changements.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Matrice des droits d'accès.
  • Procédure d'offboarding collaborateur.
5.5.2 — Gestion des identités
Chaque utilisateur doit disposer d'une identité numérique unique permettant de l'identifier et de tracer ses actions.

Pourquoi cette mesure ? L'absence d'un cycle de vie formalisé des identités conduit à une prolifération de comptes orphelins ou mal qualifiés au sein du système d'information.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACC_08Chaque collaborateur dispose d'une identité numérique unique au sein de {{CLIENT_NAME}}.
  • ACC_09L'identité numérique regroupe l'ensemble des comptes et accès attribués au collaborateur selon son rôle.
  • ACC_10Les comptes associés à une identité sont créés lors de l'arrivée du collaborateur et désactivés au plus tard le jour de son départ.
  • ACC_11Un collaborateur exerçant plusieurs rôles peut disposer de plusieurs comptes distincts, chacun limité aux droits nécessaires à ce rôle.
  • ACC_12Un inventaire des identités et des comptes associés est tenu à jour.
  • ACC_13Les comptes inactifs depuis plus de 90 jours sont désactivés.
Preuves attendues
  • Inventaire des identités et comptes associés à jour.
  • Traces de création et désactivation des comptes.
  • Absence de comptes inactifs non désactivés.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure d'onboarding collaborateur.
  • Procédure d'offboarding collaborateur.
5.5.3 — Informations d'authentification
Les secrets d'authentification doivent être gérés de manière sécurisée et protégés contre toute divulgation.

Pourquoi cette mesure ? Des secrets d'authentification faibles ou réutilisés permettent à un attaquant de compromettre un compte sans recourir à des techniques sophistiquées.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACC_14Chaque collaborateur est responsable de la confidentialité de ses secrets d'authentification.
  • ACC_15Les secrets d'authentification ne sont jamais communiqués à un tiers, y compris au support informatique.
  • ACC_16Les mots de passe respectent les exigences minimales de complexité définies par l'organisation.
  • ACC_17Un gestionnaire de mots de passe est utilisé pour stocker et générer les secrets d'authentification.
  • ACC_18L'authentification multifacteur (MFA) est activée sur tous les comptes donnant accès aux systèmes d'information de {{CLIENT_NAME}}.
  • ACC_19Les secrets d'authentification par défaut des équipements et services sont modifiés lors de leur mise en service.
  • ACC_20L'authentification unique (SSO) est privilégiée pour l'accès aux applications et services, afin de réduire le nombre de secrets d'authentification gérés par les collaborateurs.
  • ACC_21Les applications compatibles SSO sont configurées pour s'appuyer sur l'annuaire d'entreprise comme source d'authentification de référence.
Preuves attendues
  • Politique de mots de passe configurée et appliquée.
  • MFA activé sur l'ensemble des comptes.
  • Gestionnaire de mots de passe déployé.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
5.5.4 — Droits d'accès
Les droits d'accès doivent être attribués, révisés et révoqués de manière formelle et contrôlée.

Pourquoi cette mesure ? Des droits non révisés régulièrement s'accumulent dans le temps. En cas de compromission, leur étendue réelle détermine directement l'ampleur de l'impact.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACC_22Les droits d'accès sont attribués sur la base du rôle et des besoins réels du collaborateur.
  • ACC_23Toute demande d'attribution, modification ou révocation de droits d'accès fait l'objet d'une demande formelle validée par la direction.
  • ACC_24Les droits d'accès sont révisés au minimum une fois par an.
  • ACC_25Les droits d'accès sont révisés immédiatement en cas de changement de poste ou de départ d'un collaborateur.
  • ACC_26Les droits d'accès privilégiés (administrateurs) sont strictement limités aux personnes habilitées et font l'objet d'une révision renforcée.
  • ACC_27Les droits d'accès non utilisés sont identifiés lors de la révision annuelle et révoqués si le besoin n'est plus justifié.
Preuves attendues
  • Matrice des droits d'accès à jour.
  • Traces de révision annuelle des droits.
  • Traces de révocation lors des départs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Matrice des droits d'accès.
  • Procédure d'onboarding et offboarding collaborateur.

5.6 — Gestion des incidents de sécurité

Objectif 6 — Gestion des incidents de sécurité

Détecter, traiter et tirer les enseignements de tout incident de sécurité de l'information, de manière organisée et traçable, afin de limiter les impacts et d'améliorer continuellement la posture de sécurité.

Objectif

Un incident de sécurité peut survenir malgré les mesures de protection mises en place. La capacité à y répondre de manière organisée et maîtrisée est un élément clé de la sécurité de l’information.

Cette gestion repose sur une préparation en amont, incluant la définition de procédures, l’identification des rôles et l’organisation des actions à mener en cas d’événement.

Lorsqu’un événement est signalé, il est analysé afin de déterminer sa nature et son niveau de gravité, et d’orienter la réponse appropriée.

En cas d’incident avéré, des actions sont mises en œuvre pour en limiter l’impact, en traiter la cause et rétablir le fonctionnement normal.

La gestion des incidents s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue. L’analyse des événements permet d’identifier les points d’amélioration et d’adapter les mesures de sécurité.

Les éléments liés aux incidents sont conservés de manière appropriée, afin de permettre leur analyse et, si nécessaire, leur utilisation dans un cadre légal ou disciplinaire.

6 mesures
5.6.1 — Responsabilités et procédures
Des responsabilités et des procédures claires doivent être définies pour assurer une réponse rapide et efficace aux incidents de sécurité.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de procédure définie conduit à des réponses désorganisées et des décisions prises dans l'urgence, aggravant l'impact de l'incident.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • INC_01{{CLIENT_NAME}} dispose d'une procédure de gestion des incidents de sécurité formalisée.
  • INC_02Les rôles et responsabilités en cas d'incident sont définis et connus des collaborateurs.
  • INC_03Tout collaborateur ayant connaissance d'un incident ou d'une suspicion d'incident est tenu de le signaler sans délai.
  • INC_04Le système d'information dispose d'outils de surveillance permettant la détection automatique d'incidents ou de comportements anormaux.
  • INC_05Les incidents sont enregistrés dans un registre dédié avec leur date, nature, impact et mesures prises.
Preuves attendues
  • Procédure de gestion des incidents documentée.
  • Outils de détection en place et opérationnels.
  • Registre des incidents à jour.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure de gestion des incidents.
  • Registre des incidents de sécurité.
5.6.2 — Signalement des événements liés à la sécurité
Tout événement susceptible de constituer un incident de sécurité doit être signalé rapidement aux personnes compétentes.

Pourquoi cette mesure ? Un incident non signalé dans les délais réduit d'autant la fenêtre d'intervention et permet à un attaquant d'étendre son accès avant toute réaction.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • INC_06Tout collaborateur signale sans délai tout événement suspect, inhabituel ou anormal sur son poste ou dans ses outils de travail.
  • INC_07Un canal de signalement clair et accessible est mis à disposition des collaborateurs.
  • INC_08Les événements signalés sont évalués pour déterminer s'ils constituent un incident de sécurité.
Preuves attendues
  • Canal de signalement documenté et connu des collaborateurs.
  • Traces des signalements reçus et de leur traitement.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure de gestion des incidents.
  • Charte utilisateur informatique.
5.6.3 — Évaluation et décision sur les événements liés à la sécurité
Les événements signalés doivent être évalués pour déterminer s'ils constituent des incidents et définir les actions à entreprendre.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de qualification rigoureuse conduit à sous-estimer des signaux faibles qui, traités tardivement, se révèlent être des incidents majeurs.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • INC_09Tout événement signalé fait l'objet d'une évaluation pour déterminer sa nature, sa gravité et son impact potentiel.
  • INC_10En fonction de la gravité estimée, les actions de réponse sont priorisées et engagées sans délai.
  • INC_11Les décisions prises suite à l'évaluation d'un événement sont documentées.
Preuves attendues
  • Traces des évaluations réalisées.
  • Décisions documentées dans le registre des incidents.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure de gestion des incidents.
  • Registre des incidents de sécurité.
5.6.4 — Réponse aux incidents de sécurité
Les incidents de sécurité doivent faire l'objet d'une réponse structurée visant à contenir l'impact, rétablir le service et éviter la récurrence.

Pourquoi cette mesure ? Sans mesures de containment définies, un incident localisé peut se propager à l'ensemble du système d'information avant d'être maîtrisé.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • INC_12Tout incident avéré fait l'objet d'une réponse structurée visant à limiter l'impact, résoudre le problème et rétablir le fonctionnement normal dans les meilleurs délais.
  • INC_13Les parties prenantes concernées sont informées de l'incident selon sa gravité.
  • INC_14Les obligations légales de notification sont respectées le cas échéant (cf. EXT_02 à EXT_05).
Preuves attendues
  • Traces de la réponse à l'incident documentées.
  • Notifications effectuées le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure de gestion des incidents.
  • Registre des incidents de sécurité.
5.6.5 — Retour d'expérience post-incident
Chaque incident doit être l'occasion d'apprendre et d'améliorer la posture de sécurité.

Pourquoi cette mesure ? En l'absence d'analyse post-incident, les mêmes vulnérabilités sont exploitées à nouveau et les mesures correctives ne sont pas mises en œuvre.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • INC_15Une analyse post-incident est réalisée après tout incident significatif.
  • INC_16Cette analyse comprend à minima : la chronologie des événements, la raison pour laquelle l'incident a pu se produire, l'impact réel (données compromises, durée d'indisponibilité, personnes affectées) et les mesures correctives à mettre en place.
  • INC_17Les mesures correctives identifiées sont suivies jusqu'à leur mise en oeuvre effective.
Preuves attendues
  • Rapport post-incident documenté.
  • Suivi des mesures correctives.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des incidents de sécurité.
5.6.6 — Collecte des preuves
Les preuves numériques liées à un incident de sécurité doivent être collectées et conservées selon des méthodes permettant leur utilisation en justice.

Pourquoi cette mesure ? Des preuves numériques altérées ou absentes compromettent fortement la capacité à démontrer les faits ou à engager une action juridique à la suite d'un incident.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • INC_18En cas d’incident avéré, les éléments pertinents (logs, captures d’écran, fichiers concernés...) sont conservés sans modification.
  • INC_19Ces éléments sont stockés dans un espace sécurisé et leur accès est limité.
  • INC_20Les circonstances de la collecte sont documentées (date, nature des éléments collectés, personne ayant procédé à la collecte).
  • INC_21Tout vol d’équipement est immédiatement signalé à la personne en charge de la sécurité informatique, qui déclenche les mesures d’urgence appropriées.
  • INC_22Un dépôt de plainte est effectué dans les meilleurs délais.
  • INC_23L’effacement à distance de l’équipement volé est déclenché via la solution MDM dès que le vol est confirmé (cf. MAT_06).
Preuves attendues
  • Éléments collectés documentés et conservés.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure de gestion des incidents.

5.7 — Continuité d'activité

Objectif 7 — Continuité d'activité

Garantir la disponibilité des informations et des systèmes critiques lors de perturbations ou de crises, grâce à des plans de continuité et de reprise testés et maintenus à jour.

Objectif

Certains événements, tels que des cyberattaques, des pannes ou des incidents majeurs, peuvent perturber le fonctionnement de l’organisation.

La continuité d’activité vise à garantir la disponibilité des informations et des systèmes critiques, y compris en situation dégradée, afin d’assurer le maintien d’une capacité opérationnelle minimale.

Elle repose sur l’identification des éléments essentiels à l’activité, l’anticipation des scénarios de perturbation et la mise en place de dispositifs adaptés, tels que des sauvegardes et des solutions de reprise.

Ces dispositifs peuvent être testés afin de s’assurer de leur efficacité et de leur adéquation aux besoins de l’organisation.

La continuité des systèmes d’information constitue ainsi un élément clé de la résilience opérationnelle et contribue à limiter les impacts en cas d’incident.

2 mesures
5.7.1 — Planification de la continuité de l'activité
Un plan de continuité d'activité doit être défini pour faire face aux situations de crise.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de plan de continuité rend l'organisation incapable de maintenir un niveau minimal d'activité lors d'une perturbation, exposant ses clients à des impacts opérationnels directs.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • BCP_01{{CLIENT_NAME}} identifie les outils et systèmes dont l'indisponibilité bloquerait son activité.
  • BCP_02Pour chaque élément critique, {{CLIENT_NAME}} sait comment continuer à travailler s'il devient indisponible.
  • BCP_03Pour chaque élément critique, {{CLIENT_NAME}} sait qui contacter et quoi faire pour le rétablir rapidement.
  • BCP_04Le plan est révisé en cas d'évolution significative des outils ou de l'organisation.
Preuves attendues
  • Liste des éléments critiques et solutions de secours associées.
  • Historique des révisions.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Plan de continuité et de reprise d'activité.
5.7.2 — Redondances et sauvegardes
Les systèmes et données critiques doivent disposer de mécanismes de sauvegarde permettant leur restauration en cas d'incident.

Pourquoi cette mesure ? Des sauvegardes non testées ou exposées au même vecteur d'attaque que les données d'origine ne constituent pas une garantie de restauration effective.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • BCP_05Les données critiques de {{CLIENT_NAME}} font l'objet de sauvegardes régulières.
  • BCP_06Les sauvegardes sont stockées dans un emplacement distinct des données d'origine.
  • BCP_07Les sauvegardes sont testées périodiquement pour vérifier que la restauration est possible.
  • BCP_08Les sauvegardes sont supprimées à l'issue des durées de conservation définies dans l'inventaire des données (cf. ACT_03).
  • BCP_09Au moins une copie de sauvegarde est conservée de manière immuable chez un prestataire tiers dont les contrôles d’accès sont indépendants du tenant de production. Cette copie ne peut être modifiée ou supprimée depuis les systèmes de production, y compris en cas de compromission du tenant (ex. : Keepit).
  • BCP_10Le plan de continuité fait l’objet d’un exercice de simulation à minima tous les deux ans. Les résultats sont documentés et les points d’amélioration identifiés sont traités.
Preuves attendues
  • Politique de sauvegarde documentée.
  • Traces des sauvegardes réalisées et supprimées.
  • Résultats des tests de restauration.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • PCA/PRI.
  • Inventaire des données (ACT_03).

5.8 — Conformité

Objectif 8 — Conformité légale, réglementaire et contractuelle

Respecter l'ensemble des obligations légales, réglementaires et contractuelles applicables à la sécurité de l'information, notamment en matière de protection des données personnelles, de propriété intellectuelle et de conservation des enregistrements.

Objectif

La sécurité de l’information s’inscrit dans un cadre légal, réglementaire et contractuel que l’organisation doit prendre en compte.

Cela implique d’identifier les obligations applicables, telles que la protection des données personnelles (RGPD), le respect de la propriété intellectuelle, les exigences de conservation des documents ou encore le secret des affaires.

Ces obligations se traduisent par la mise en place de mesures adaptées, notamment en matière de protection des données, de gestion des licences logicielles et de conservation sécurisée des informations.

La conformité permet de limiter les risques juridiques, financiers et réputationnels liés à l’activité de l’organisation.

5 mesures
5.8.1 — Identification des obligations légales et contractuelles
Les exigences légales, réglementaires et contractuelles applicables doivent être identifiées et documentées.

Pourquoi cette mesure ? Un manquement à des obligations réglementaires non identifiées engage la responsabilité de l'organisation et peut entraîner des sanctions lors d'un contrôle.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CPL_01{{CLIENT_NAME}} identifie les obligations légales, réglementaires et contractuelles applicables à son activité en matière de sécurité de l'information et de protection des données.
  • CPL_02Ces obligations sont documentées et tenues à jour.
  • CPL_03Les obligations propres au métier de {{CLIENT_NAME}} sont prises en compte (obligations ordinales, secret professionnel, obligations sectorielles).
  • CPL_04{{CLIENT_NAME}} vérifie et documente que les mesures de sécurité en place lui permettent de bien répondre à ses obligations.
Preuves attendues
  • Liste des obligations légales et réglementaires documentée.
  • Document de traçabilité à jour.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Fichier de traçabilité multi-référentiels.
5.8.2 — Droits de propriété intellectuelle
L'organisation doit respecter les droits de propriété intellectuelle, notamment en matière de logiciels et de contenus.

Pourquoi cette mesure ? L'utilisation de contenus ou logiciels sans droits adaptés expose l'organisation à des actions en contrefaçon et à des réclamations financières disproportionnées.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CPL_05{{CLIENT_NAME}} n'utilise pas de contenus, images, textes ou bases de données sans disposer des droits d'utilisation nécessaires.
  • CPL_06Avant d'utiliser tout contenu produit par un tiers (images, textes, logiciels, bases de données...), {{CLIENT_NAME}} s'assure de disposer des droits nécessaires à cet usage.
  • CPL_07{{CLIENT_NAME}} utilise uniquement des logiciels disposant de licences valides et adaptées à son usage professionnel.
  • CPL_08Un inventaire des licences logicielles est tenu à jour.
  • CPL_09L'installation de logiciels non licenciés est interdite.
  • CPL_10Les documents et créations produits par {{CLIENT_NAME}} dans le cadre de son activité sont identifiés comme lui appartenant.
Preuves attendues
  • Inventaire des licences logicielles à jour.
  • Absence de logiciels non licenciés sur les postes.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Inventaire des actifs (ACT_04).
5.8.3 — Protection des enregistrements
Les documents et enregistrements importants doivent être conservés de manière sécurisée et pendant la durée légalement requise.

Pourquoi cette mesure ? Des documents supprimés avant l'échéance légale ou conservés sans contrôle d'intégrité privent l'organisation de preuves nécessaires en cas de litige ou de contrôle.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CPL_21{{CLIENT_NAME}} identifie les catégories de documents et enregistrements soumis à une obligation de conservation, qu’elle soit légale, réglementaire ou contractuelle.
  • CPL_22Ces documents sont conservés dans un espace dédié, avec des droits d’accès restreints aux personnes habilitées, inclus dans le périmètre de sauvegarde, et toute consultation ou modification est tracée.
  • CPL_23L’intégrité des enregistrements est garantie — ils ne peuvent pas être modifiés ou supprimés avant l’échéance de conservation.
  • CPL_24À l’issue de la durée de conservation, les documents sont détruits de manière sécurisée.
Preuves attendues
  • Liste des obligations de conservation par catégorie de documents.
  • Traces de conservation et de destruction des enregistrements.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de conservation des documents.
5.8.4 — Protection des données personnelles
L'organisation doit protéger les données personnelles conformément à la réglementation applicable, notamment le RGPD.

Pourquoi cette mesure ? Le traitement de données personnelles sans mesures documentées expose l'organisation à des sanctions et engage sa responsabilité civile en cas de violation.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CPL_11{{CLIENT_NAME}} identifie les données personnelles qu'il traite dans le cadre de son activité.
  • CPL_12Un registre des traitements de données personnelles est tenu à jour conformément aux exigences du RGPD.
  • CPL_13Les données personnelles sont collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes.
  • CPL_14Les données personnelles ne sont pas conservées au-delà des durées définies dans le registre des traitements.
  • CPL_15Tout sous-traitant traitant des données personnelles pour le compte de {{CLIENT_NAME}} fait l'objet d'un accord de sous-traitance (DPA) conformément à l'article 28 du RGPD.
  • CPL_16En cas de violation de données personnelles, {{CLIENT_NAME}} respecte les obligations de notification prévues par le RGPD (cf. EXT_02 et EXT_03).
Preuves attendues
  • Registre des traitements à jour.
  • DPA signés avec les sous-traitants concernés.
  • Preuves de notification en cas de violation le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des traitements RGPD.
5.8.5 — Respect de la vie privée
L'organisation doit protéger la vie privée des personnes dont elle traite les données personnelles.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de procédure de traitement des droits des personnes expose l'organisation à des plaintes et à des mises en demeure par les autorités de contrôle.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CPL_17{{CLIENT_NAME}} informe les personnes concernées de la collecte et du traitement de leurs données personnelles.
  • CPL_18{{CLIENT_NAME}} met en place les moyens permettant aux personnes concernées d'exercer leurs droits (accès, rectification, suppression, portabilité) conformément au RGPD.
  • CPL_19{{CLIENT_NAME}} ne collecte que les données strictement nécessaires à la finalité poursuivie.
  • CPL_20Les données personnelles ne sont pas utilisées à des fins autres que celles pour lesquelles elles ont été collectées.
Preuves attendues
  • Politique de confidentialité documentée et accessible.
  • Procédure de traitement des demandes d'exercice des droits.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de confidentialité.
  • Registre des traitements RGPD.

6 — Mesures de sécurité liées aux personnes

6.1 — Recrutement et intégration

Objectif 9 — Recrutement et intégration

Vérifier que les personnes recrutées présentent un niveau de confiance adapté à leurs futures responsabilités, et formaliser leurs obligations de sécurité dès leur entrée en poste.

Objectif

Avant toute embauche, certaines vérifications peuvent être réalisées, dans le respect du cadre légal et réglementaire, afin de s’assurer de la cohérence du parcours du candidat et de sa capacité à exercer les fonctions prévues, en particulier lorsque celles-ci impliquent l’accès à des informations sensibles.

Les contrats de travail permettent de formaliser les responsabilités des collaborateurs en matière de sécurité de l’information, notamment au regard des règles et procédures en vigueur.

Dès leur arrivée, les collaborateurs sont informés de leurs obligations en matière de sécurité et en prennent connaissance dans le cadre de leur prise de poste.

La sécurité de l’information repose également sur le respect des règles définies par l’organisation.

Tout manquement peut donner lieu à des mesures adaptées, proportionnées à sa gravité.

Ce cadre contribue à rappeler que la sécurité fait partie intégrante des obligations professionnelles de chaque collaborateur.

2 mesures
6.1.1 — Sélection des candidats
Avant tout recrutement, des vérifications appropriées doivent être effectuées sur les candidats (identité, diplômes, antécédents...), dans le respect du droit.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de vérification des antécédents peut conduire à accorder un accès à des informations sensibles à des personnes présentant un risque non évalué.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • REC_01Les antécédents professionnels du candidat sont vérifiés (références professionnelles, cohérence du parcours, diplômes).
  • OPTIONREC_02Pour les postes ayant accès à des données confidentielles ou impliqués dans des opérations sensibles, des vérifications complémentaires peuvent être effectuées dans la limite de ce qu’autorise la réglementation : vérification du casier judiciaire, vérification d’inscription à un ordre professionnel.
  • REC_03Avant toute attribution d'accès, l'identité du nouveau collaborateur est vérifiée.
Preuves attendues
  • Vérifications effectuées documentées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
6.1.2 — Termes et conditions du contrat de travail
Les obligations de sécurité de l'information doivent être intégrées dans les contrats de travail et les lettres de mission.

Pourquoi cette mesure ? Sans clause de confidentialité contractualisée, l'organisation ne dispose d'aucun fondement juridique pour agir en cas de divulgation d'informations par un collaborateur ou ex-collaborateur.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • REC_04Les contrats de travail ou lettres de mission incluent à minima : une clause de confidentialité, les obligations de sécurité applicables au poste et les conséquences en cas de manquement.
  • REC_05La charte d'utilisation des outils informatiques est annexée au contrat de travail ou à la lettre de mission et signée par le collaborateur.
  • REC_06Le nouveau collaborateur est informé de la politique de sécurité de {{CLIENT_NAME}} avant la prise de poste.
Preuves attendues
  • Contrats de travail incluant des clauses de sécurité et de confidentialité.
  • Accusé de réception de la PSSI avant prise de poste.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Contrat de travail ou lettre de mission.
  • Charte utilisateur informatique.

6.2 — Sensibilisation et formation

Objectif 10 — Sensibilisation et formation

Développer et maintenir la culture sécurité de l'ensemble des collaborateurs par des formations régulières et adaptées à leurs fonctions, et dissuader les comportements non conformes par des mesures disciplinaires claires.

Objectif

La sécurité de l’information repose en grande partie sur les pratiques et les comportements des collaborateurs.

Elle ne peut pas être assurée uniquement par des mesures techniques.

La sensibilisation et la formation permettent de donner à chacun les connaissances nécessaires pour comprendre les risques et adopter les bonnes pratiques, en fonction de son rôle et de ses usages.

Cette démarche s’inscrit dans la durée. Elle accompagne l’évolution des menaces, des outils et des pratiques, afin de maintenir un niveau de vigilance adapté face aux risques du quotidien.

La sécurité repose également sur le respect des règles définies par l’organisation.

Des mesures adaptées peuvent être mises en place en cas de manquement, afin de rappeler leur caractère obligatoire.

2 mesures
6.2.1 — Sensibilisation, enseignement et formation en sécurité de l'information
Tous les collaborateurs doivent recevoir une formation régulière sur la sécurité de l'information adaptée à leurs fonctions.

Pourquoi cette mesure ? Le facteur humain étant impliqué dans la majorité des incidents, l'absence de formation régulière maintient un niveau d'exposition élevé aux menaces d'ingénierie sociale et aux erreurs de manipulation.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • AWR_00Une procédure d'arrivée formalisée est appliquée pour chaque nouveau collaborateur rejoignant {{CLIENT_NAME}}.
  • AWR_01Les collaborateurs reçoivent une sensibilisation à la sécurité de l'information lors de leur arrivée.
  • AWR_02Les collaborateurs sont informés des menaces et bonnes pratiques de sécurité de manière régulière.
  • AWR_03Les collaborateurs sont informés de toute évolution significative de la politique de sécurité ou des procédures.
Preuves attendues
  • Traces de sensibilisation réalisées.
  • Accusés de réception des mises à jour de la PSSI.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
  • Procédure d'onboarding collaborateur.
6.2.2 — Processus disciplinaire
Des mesures disciplinaires claires et proportionnées doivent être définies en cas de violation des règles de sécurité.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de cadre disciplinaire explicite prive l'organisation de tout levier pour faire respecter les règles de sécurité et sanctionner proportionnellement les manquements avérés.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • AWR_04Tout manquement avéré aux règles de sécurité fait l'objet d'une procédure disciplinaire adaptée.
Preuves attendues
  • Procédure disciplinaire documentée.
  • Traces des mesures disciplinaires appliquées le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Contrat de travail.

6.3 — Fin de contrat et changements de poste

Objectif 11 — Fin de contrat et changements de poste

S'assurer que les droits d'accès et les obligations de confidentialité sont ajustés sans délai lors de tout changement de fonction ou de départ, pour éviter tout accès résiduel non autorisé.

Objectif

La relation de travail évolue au cours du temps, ce qui peut avoir un impact sur les accès aux informations et aux systèmes.

Ces évolutions nécessitent une adaptation des droits d’accès et des moyens mis à disposition des collaborateurs, afin de maintenir un niveau de sécurité cohérent avec les fonctions exercées.

Certaines obligations, notamment en matière de confidentialité, peuvent se poursuivre après la fin de la relation de travail, afin d’éviter toute utilisation ou divulgation d’informations sensibles après le départ du collaborateur.

Des engagements de confidentialité permettent ainsi d’encadrer l’utilisation des informations sensibles auxquelles les collaborateurs ont eu accès dans le cadre de leurs activités.

2 mesures
6.3.1 — Responsabilités après la fin ou le changement d'un emploi
Lors d'un départ ou d'un changement de poste, les droits d'accès et les responsabilités liés à la sécurité doivent être ajustés sans délai.

Pourquoi cette mesure ? En l'absence de procédure RH formalisée, la révocation des droits n'est pas systématiquement déclenchée lors des départs et changements de poste, créant des accès résiduels non tracés.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • OFF_01Lors de tout départ ou changement de poste, les droits d'accès du collaborateur sont révoqués ou adaptés sans délai.
  • OFF_02Les équipements et actifs confiés au collaborateur sont restitués avant son départ (cf. ACT_11 à ACT_14).
  • OFF_03Le collaborateur est rappelé de ses obligations de confidentialité qui s'appliquent au-delà de la fin du contrat.
  • OFF_04Une procédure formalisée est appliquée pour chaque départ ou changement de poste — elle couvre la restitution des accès et équipements liés à l'ancien poste ainsi que l'attribution des droits liés au nouveau poste le cas échéant.
Preuves attendues
  • Procédure de départ documentée et appliquée.
  • Traces de révocation ou d'adaptation des accès.
  • Accusé de restitution des équipements signé.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure d'onboarding et offboarding collaborateur.
6.3.2 — Accords de confidentialité ou de non-divulgation
Les personnes externes ayant accès à des données internes ou confidentielles doivent signer un accord de confidentialité (NDA) adapté.

Pourquoi cette mesure ? En l'absence d'accord de confidentialité, les tiers ayant accès à des informations internes ne sont soumis à aucune obligation juridique de non-divulgation. Note : pour les professions soumises au secret professionnel (avocats, médecins, experts-comptables…), les données confiées dans le cadre strict de leur mission sont couvertes par leur obligation légale et déontologique. Toutefois, une clause de confidentialité reste recommandée dans le contrat de prestation pour couvrir l'accès incident aux données internes de l'organisation (système d'information, procédures, données RH, etc.) qui ne relèvent pas du champ de leur secret professionnel.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • OFF_05{{CLIENT_NAME}} fait signer un accord de confidentialité à toute personne tierce ayant accès à des données internes ou confidentielles, avant toute transmission.
  • OFF_06L’accord précise les catégories d’informations concernées, les obligations de l’intéressé et la durée des engagements au-delà de la fin de la relation.
  • OFF_07Les accords signés sont conservés et archivés.
Preuves attendues
  • Accords de confidentialité signés et archivés.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Modèle d’accord de confidentialité.

6.4 — Télétravail et déclaration des incidents

Objectif 12 — Télétravail et déclaration des incidents

*Étendre la protection de l'information hors des locaux de l'organisation, en sécurisant le travail à distance et en encourageant la remontée rapide de tout événement de sécurité.*

Objectif

Le périmètre de l’organisation ne se limite pas à ses locaux. Le développement du travail à distance, des déplacements et du travail nomade expose les informations à des environnements moins maîtrisés, ce qui augmente les risques associés.

Ces situations nécessitent une attention particulière quant aux conditions d’accès aux systèmes et à la protection des informations, notamment en matière de sécurisation des connexions, de protection des équipements et de vigilance vis-à-vis de l’environnement d’utilisation.

Par ailleurs, la capacité à signaler rapidement un incident ou une anomalie de sécurité constitue un élément essentiel de la protection des systèmes d’information.

La remontée d’information permet une prise en charge rapide des événements et contribue à en limiter les impacts.

Les obligations de signalement des collaborateurs sont couvertes par les mesures INC_06 et INC_07 définies en section 5.6.2 — Signalement des événements liés à la sécurité.

2 mesures
6.4.1 — Travail à distance
Des règles spécifiques de sécurité doivent s'appliquer au travail à distance : connexion sécurisée, protection du poste de travail, confidentialité de l'environnement.

Pourquoi cette mesure ? Le travail hors des locaux expose les données et équipements à des environnements moins maîtrisés, augmentant les risques d'interception, de perte et d'accès non autorisé.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • TEL_01{{CLIENT_NAME}} définit les règles applicables au travail à distance et les porte à la connaissance des collaborateurs concernés.
  • TEL_02Le collaborateur en télétravail s’assure que son environnement physique ne permet pas à des tiers de voir ou d’entendre des informations confidentielles.
  • TEL_03L’accès aux ressources cloud et services en ligne de {{CLIENT_NAME}} depuis l’extérieur s’effectue via un canal chiffré (HTTPS).
  • OPTIONTEL_04L’accès aux ressources hébergées en interne depuis l’extérieur s’effectue via un accès distant sécurisé (VPN ou équivalent).
  • TEL_05Les règles de sécurité applicables au bureau (verrouillage du poste, bureau propre...) s’appliquent également en télétravail.
Preuves attendues
  • Règles de télétravail documentées et signées par les collaborateurs concernés.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
6.4.2 — Déclaration des événements de sécurité de l'information
Tous les collaborateurs doivent savoir comment signaler un incident ou une anomalie de sécurité, et être encouragés à le faire.

Pourquoi cette mesure ? Tout délai dans le signalement d'un événement réduit la capacité de réaction et peut transformer un incident limité en compromission étendue. Les obligations de signalement des collaborateurs sont couvertes par les mesures INC_06 et INC_07 définies en section 5.6.2 — Signalement des événements liés à la sécurité.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • INC_06Tout collaborateur signale sans délai tout événement suspect, inhabituel ou anormal sur son poste ou dans ses outils de travail.
  • INC_07Un canal de signalement clair et accessible est mis à disposition des collaborateurs.
Preuves attendues
  • Canal de signalement documenté et connu des collaborateurs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.

7 — Mesures de sécurité physiques

7.1 — Contrôle d'accès physique et périmètre

Objectif 13 — Contrôle d'accès physique et périmètre

Protéger les zones sensibles de l'organisation contre les accès physiques non autorisés, en définissant des périmètres de sécurité clairs et en contrôlant efficacement les entrées et les comportements dans ces zones.

Objectif

La sécurité de l’information ne se limite pas aux systèmes numériques. Les environnements physiques constituent également un enjeu, dans la mesure où un accès non autorisé à certains locaux ou équipements peut entraîner une compromission des informations.

La mise en place de dispositifs de sécurité physique permet de contrôler l’accès aux zones en fonction de leur niveau de sensibilité et de limiter les risques d’intrusion ou d’accès inapproprié.

Au sein de ces environnements, des règles d’usage contribuent à encadrer les comportements et à protéger les informations, notamment en présence de personnes extérieures.

Au quotidien, certaines pratiques simples participent également à la sécurité de l’information, comme la protection des postes de travail et la gestion des documents sensibles, afin de réduire les risques de divulgation involontaire.

5 mesures
7.1.1 — Périmètres de sécurité physique
L'organisation doit délimiter physiquement les zones sensibles et contrôler les accès à ces périmètres.

Pourquoi cette mesure ? L'accès non contrôlé à des espaces sensibles expose l'organisation à des risques de vol, de copie ou de destruction d'actifs informationnels.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PHY_01{{CLIENT_NAME}} identifie les espaces de travail ou de stockage contenant des données confidentielles ou des équipements informatiques sensibles.
  • PHY_02L'accès à ces espaces est limité aux personnes autorisées — bureau fermé à clé, armoire sécurisée le cas échéant.
Preuves attendues
  • Liste des espaces sensibles identifiés.
  • Mesures de protection en place.
Documents associés
  • Présente PSSI.
7.1.2 — Les entrées physiques
L'accès aux zones sécurisées doit être contrôlé par des mécanismes appropriés et limité aux personnes autorisées.

Pourquoi cette mesure ? Des moyens d'accès physiques non mis à jour lors de départs permettent à des tiers non autorisés d'accéder aux locaux sans possibilité de détection.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PHY_04L'accès aux locaux de {{CLIENT_NAME}} est contrôlé et limité aux personnes autorisées.
  • PHY_05Les moyens d'accès physiques (clés, badges, codes) sont gérés et mis à jour lors du départ d'un collaborateur.
Preuves attendues
  • Liste des personnes disposant d'un accès physique.
  • Traces de mise à jour des moyens d'accès lors des départs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure d'offboarding collaborateur.
7.1.3 — Sécurisation des bureaux, des salles et des installations
Les bureaux et salles contenant des informations ou équipements sensibles doivent être physiquement sécurisés contre les intrusions.

Pourquoi cette mesure ? La présence de tiers non accompagnés dans des espaces sensibles crée un risque d'accès non autorisé à des documents ou équipements confidentiels.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PHY_03Les visiteurs n’ont pas accès sans accompagnement aux espaces contenant des données confidentielles ou des équipements informatiques sensibles.
Preuves attendues
  • Registre des accès visiteurs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
7.1.4 — Travail dans les zones sécurisées
Des règles strictes doivent s'appliquer dans les zones sécurisées : interdiction de prendre des photos, accompagnement obligatoire des visiteurs, etc.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de règles dans les zones sensibles expose des informations critiques à une observation ou une captation non autorisée lors d'interventions de tiers.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PHY_09Les visiteurs accédant aux zones sécurisées sont accompagnés en permanence par un collaborateur de {{CLIENT_NAME}}.
  • PHY_10Les équipements informatiques sensibles et documents confidentiels sont mis hors de portée visuelle des visiteurs.
Preuves attendues
  • Règles de travail en zone sécurisée documentées et connues des collaborateurs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
7.1.5 — Bureau vide et écran vide
Les collaborateurs doivent verrouiller leur session et ranger les documents sensibles lorsqu'ils quittent leur poste, même temporairement.

Pourquoi cette mesure ? Une session non verrouillée ou des documents laissés sans surveillance offrent une opportunité d'accès non autorisé à des données sensibles, même pour une durée brève.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PHY_06Les documents contenant des informations confidentielles ne sont pas laissés sans surveillance sur les bureaux.
  • PHY_07Les postes de travail sont verrouillés dès que le collaborateur s'éloigne de son poste.
  • PHY_08Les documents papier contenant des informations confidentielles sont rangés ou détruits de manière sécurisée lorsqu’ils ne sont plus utilisés.
Preuves attendues
  • Charte utilisateur mentionnant les règles de bureau propre et verrouillage de poste.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.

7.2 — Surveillance et protection contre les menaces

Objectif 14 — Surveillance et protection contre les menaces

Détecter et prévenir les incidents physiques (intrusion, actes malveillants, catastrophes naturelles) par une surveillance active et des mesures de protection adaptées à l'environnement.

Objectif

Les équipements et les locaux peuvent être exposés à des événements d’origine physique ou environnementale, tels que des intrusions, des dégradations ou des sinistres, susceptibles d’affecter la disponibilité et l’intégrité des informations.

La mise en place de dispositifs de surveillance et de protection permet de détecter les situations anormales et de limiter leurs impacts.

En complément, des mesures adaptées contribuent à protéger les installations contre les risques environnementaux et à assurer la continuité de fonctionnement des équipements critiques.

La prise en compte conjointe des aspects physiques et environnementaux participe à la résilience globale de l’organisation.

2 mesures
7.2.1 — Surveillance de la sécurité physique
Les zones sensibles doivent être surveillées pour détecter toute intrusion ou comportement suspect.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de dispositifs de surveillance adaptés retarde la détection des intrusions et compromet toute possibilité d'investigation après un incident physique.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PHY_11{{CLIENT_NAME}} met en place les moyens de surveillance adaptés à la sensibilité de ses locaux.
  • OPTIONPHY_12Les zones sensibles font l’objet d’une surveillance par caméra ou système d’alarme.
Preuves attendues
  • Moyens de surveillance en place et opérationnels.
Documents associés
  • Présente PSSI.
7.2.2 — Protection contre les menaces physiques et environnementales
L'organisation doit se protéger contre les risques physiques et environnementaux : incendie, inondation, coupure de courant, acte malveillant...

Pourquoi cette mesure ? La défaillance d'une alimentation électrique, d'une connexion réseau ou d'un système de climatisation peut rendre indisponibles plusieurs services essentiels simultanément, sans solution de continuité identifiée.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PHY_13{{CLIENT_NAME}} identifie les menaces physiques et environnementales susceptibles d’affecter ses locaux et équipements.
  • PHY_14Des mesures de protection adaptées sont mises en place selon les menaces identifiées (détecteur de fumée, extincteur, protection contre les inondations...).
  • PHY_15Les équipements critiques sont protégés contre les variations et coupures d’alimentation électrique.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • PCA/PRI.

7.3 — Matériel et équipements

Objectif 15 — Matériel et équipements

*Garantir la disponibilité, l'intégrité et la confidentialité des équipements informatiques tout au long de leur cycle de vie, depuis leur installation jusqu'à leur mise au rebut sécurisée.*

Objectif

Les équipements informatiques constituent des actifs essentiels, dont la gestion doit être adaptée aux risques auxquels ils sont exposés tout au long de leur cycle de vie.

Leur implantation et leurs conditions d’utilisation peuvent influencer leur niveau d’exposition, notamment en matière d’accès non autorisé, de dommages ou de perturbations.

Les équipements utilisés en dehors des locaux de l’organisation présentent des risques spécifiques liés à leur mobilité et à leur environnement d’utilisation.

Le fonctionnement de ces équipements repose également sur des infrastructures techniques, dont la fiabilité conditionne la disponibilité des systèmes d’information.

Enfin, la gestion de la fin de vie des équipements doit intégrer la protection des données qu’ils contiennent, afin d’éviter toute récupération ou utilisation non autorisée.

Les équipements informatiques doivent être placés dans des endroits qui réduisent les risques d'accès non autorisé et de dommages.

Lorsque des équipements sont utilisés hors des locaux de l'organisation (télétravail, déplacement), des mesures de protection appropriées doivent s'appliquer.

Les infrastructures critiques (alimentation électrique, climatisation, réseau...) doivent être fiables, redondantes et régulièrement contrôlées.

Les câbles réseau et d'alimentation doivent être protégés contre les interceptions, les dommages accidentels et les actes malveillants.

Les équipements doivent être maintenus conformément aux préconisations du fabricant pour assurer leur disponibilité et leur intégrité.

Avant de mettre au rebut ou de réutiliser un équipement, toutes les données qu'il contient doivent être effacées de manière irréversible.

6 mesures
7.3.1 — Emplacement et protection du matériel
Les équipements informatiques doivent être placés dans des endroits qui réduisent les risques d'accès non autorisé et de dommages.

Pourquoi cette mesure ? Des équipements exposés ou insuffisamment protégés présentent un risque accru de vol, de dommage et d'accès non autorisé aux données qu'ils contiennent.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • MAT_01Les équipements informatiques sont placés dans des espaces dont l’accès est contrôlé (cf. 7.1).
  • MAT_02Les équipements sont protégés contre les dommages physiques prévisibles — chutes, liquides, chaleur excessive.
  • OPTIONMAT_03Les équipements hébergeant des données confidentielles sont fixés ou sécurisés physiquement contre le vol.
Preuves attendues
  • Inventaire des équipements avec leur emplacement.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Inventaire des actifs.
7.3.2 — Sécurité des actifs hors des locaux
Lorsque des équipements sont utilisés hors des locaux de l'organisation (télétravail, déplacement), des mesures de protection appropriées doivent s'appliquer.

Pourquoi cette mesure ? Les équipements mobiles utilisés hors des locaux sont exposés à des risques de perte, de vol et d'accès dans des environnements non maîtrisés.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • MAT_04Les équipements mobiles (ordinateurs portables, téléphones, tablettes) ne sont jamais laissés sans surveillance dans un lieu public ou un véhicule.
  • MAT_05Les équipements mobiles contenant des données confidentielles sont chiffrés — par une solution dédiée pour les ordinateurs portables (ex. BitLocker), et par activation du chiffrement natif pour les smartphones et tablettes.
  • MAT_06Les équipements mobiles sont inscrits dans une solution de gestion permettant leur effacement à distance en cas de perte ou de vol (ex. Microsoft Intune).
Preuves attendues
  • Chiffrement activé et vérifié sur les équipements mobiles.
  • Équipements inscrits dans la solution de gestion.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Inventaire des actifs.
7.3.3 — Services supports
Les infrastructures critiques (alimentation électrique, climatisation, réseau...) doivent être fiables, redondantes et régulièrement contrôlées.

Pourquoi cette mesure ? L'indisponibilité d'une infrastructure technique critique sans solution de secours identifiée peut bloquer l'accès à l'ensemble des outils de travail.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • MAT_07{{CLIENT_NAME}} s’assure de disposer d’une connexion internet fiable pour accéder à ses services.
  • OPTIONMAT_08Les équipements critiques sont protégés contre les coupures électriques par un onduleur.
  • OPTIONMAT_09En cas de défaillance de la connexion principale, un moyen de secours est identifié et disponible (partage de connexion mobile, clé 4G...).
Preuves attendues
  • Équipements de protection en place le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
7.3.4 — Sécurité du câblage
Les câbles réseau et d'alimentation doivent être protégés contre les interceptions, les dommages accidentels et les actes malveillants.

Pourquoi cette mesure ? Une infrastructure réseau insuffisamment protégée peut permettre le branchement d'équipements non autorisés et l'interception du trafic interne.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • MAT_10Le réseau WiFi de {{CLIENT_NAME}} est sécurisé par un protocole de chiffrement fort (WPA2 ou supérieur) et un mot de passe robuste.
  • MAT_11Un réseau WiFi distinct est mis en place pour les visiteurs, isolé du réseau de l’organisation.
  • MAT_12Les câbles réseau et d’alimentation sont fixés et organisés de manière à éviter tout dommage accidentel ou arrachage.
  • MAT_13Les credentials d’accès aux équipements réseau (WiFi, routeur, connexion de secours...) sont conservés dans un espace sécurisé accessible en cas d’incident.
Preuves attendues
  • Configuration WiFi conforme aux exigences.
Documents associés
  • Présente PSSI.
7.3.5 — Maintenance du matériel
Les équipements doivent être maintenus conformément aux préconisations du fabricant pour assurer leur disponibilité et leur intégrité.

Pourquoi cette mesure ? La défaillance d'un équipement sans plan de remplacement préétabli entraîne une interruption d'activité dont la durée dépend du délai d'approvisionnement.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • MAT_14{{CLIENT_NAME}} identifie un moyen de remplacement rapide en cas de défaillance d’un équipement (rachat immédiat, équipement de spare...).
  • MAT_15Le moyen de remplacement identifié est renseigné dans l’inventaire des actifs.
Preuves attendues
  • Moyen de remplacement identifié et documenté.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • PCA/PRI.
7.3.6 — Élimination ou recyclage sécurisé du matériel
Avant de mettre au rebut ou de réutiliser un équipement, toutes les données qu'il contient doivent être effacées de manière irréversible.

Pourquoi cette mesure ? Des données résiduelles sur des équipements mis au rebut sans effacement sécurisé peuvent être récupérées et exploitées, entraînant une fuite d'informations non détectée.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • MAT_16Avant toute cession, recyclage ou mise au rebut d’un équipement, les données qu’il contient sont effacées de manière irréversible (réinitialisation complète, formatage...).
  • MAT_17Les opérations d’effacement et de destruction sont tracées (date, support concerné, méthode utilisée).
Preuves attendues
  • Traces des opérations d’effacement réalisées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Inventaire des actifs.

7.4 — Gestion des supports de stockage

Objectif 16 — Gestion des supports de stockage

Maîtriser le cycle de vie des supports amovibles et autres médias afin d'éviter toute fuite, perte ou destruction accidentelle d'informations sensibles.

Objectif

Les supports de stockage peuvent contenir des informations sensibles dans des formats facilement transportables, ce qui les rend particulièrement exposés aux risques de perte, de vol ou de divulgation.

Contrairement à d’autres actifs, leur taille et leur mobilité facilitent leur circulation hors des environnements maîtrisés, parfois sans que cela soit immédiatement détecté. Cette caractéristique augmente le risque d’exposition involontaire des informations.

La gestion de ces supports tout au long de leur cycle de vie permet de réduire ces risques, en assurant que les informations qu’ils contiennent restent protégées lors de leur utilisation, de leur stockage et de leur transfert.

La fin de vie constitue un point de vigilance particulier : en l’absence de mesures adaptées, des informations peuvent être récupérées sur des supports apparemment inutilisables, entraînant des risques de divulgation non maîtrisée.

Les supports de stockage (clés USB, disques, documents papier...) doivent être gérés, protégés et détruits de manière sécurisée.

1 mesures
7.4.1 — Supports de stockage
Les supports de stockage (clés USB, disques, documents papier...) doivent être gérés, protégés et détruits de manière sécurisée.

Pourquoi cette mesure ? Les supports amovibles constituent à la fois un vecteur de sortie de données non contrôlé et un vecteur d'introduction de programmes malveillants dans le système d'information.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • MED_01L’utilisation de supports amovibles (clés USB, disques externes...) est encadrée et limitée aux besoins professionnels.
  • MED_02Les supports amovibles contenant des données confidentielles sont chiffrés (ex. BitLocker To Go).
  • MED_03Les supports amovibles perdus ou volés sont signalés sans délai comme incident de sécurité.
  • MED_04La destruction des supports amovibles en fin de vie suit les mêmes règles que le matériel (cf. MAT_16 et MAT_17).
  • MED_05Les documents papier contenant des informations confidentielles sont détruits par broyage ou tout autre moyen rendant leur lecture impossible.
Preuves attendues
  • Règles d’utilisation des supports amovibles documentées et connues des collaborateurs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.

8 — Mesures de sécurité technologiques

8.1 — Gestion des accès et des identités

Objectif 17 — Gestion des accès et des identités

Protéger les systèmes et données contre les accès non autorisés en gérant strictement les comptes privilégiés, les droits d'accès et les mécanismes d'authentification, conformément au principe du moindre privilège.

Objectif

Dans un système d’information, certains accès permettent d’agir de manière étendue sur les systèmes, les données ou les paramètres de sécurité. Ces accès, associés à des comptes à privilèges, offrent des capacités supérieures à celles des utilisateurs standards.

En raison de leur niveau d’autorisation, ces comptes concentrent des risques plus importants : leur utilisation inappropriée ou leur compromission peut avoir des conséquences significatives sur l’intégrité, la confidentialité ou la disponibilité des systèmes d’information.

La maîtrise de ces accès repose sur une gestion adaptée à leur sensibilité, permettant de limiter leur exposition et de contrôler leur utilisation.

Par ailleurs, certains éléments techniques, tels que les outils d’administration ou les codes sources des applications, peuvent également offrir des capacités étendues ou révéler des informations sensibles. Leur accès nécessite donc une attention particulière afin de prévenir tout usage inapproprié ou toute exploitation malveillante.

Les comptes à hauts privilèges (administrateurs, root...) doivent être strictement contrôlés, limités aux besoins réels et surveillés en permanence.

L'accès aux informations doit être restreint au strict nécessaire selon le rôle de chaque utilisateur.

L'accès aux codes sources des applications doit être strictement contrôlé et réservé aux personnes autorisées.

L'authentification des utilisateurs doit être robuste (ex. double facteur) pour garantir que seules les personnes autorisées accèdent aux systèmes.

L'utilisation d'outils système puissants capables de contourner les contrôles doit être strictement limitée et surveillée.

5 mesures
8.1.1 — Droits d'accès privilégiés
Les comptes à hauts privilèges (administrateurs, root...) doivent être strictement contrôlés, limités aux besoins réels et surveillés en permanence.

Pourquoi cette mesure ? La compromission d'un compte à hauts privilèges utilisé sans précautions adaptées confère à un attaquant un contrôle total sur le système d'information.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PAM_01Les comptes à privilèges élevés (administrateurs) sont distincts des comptes utilisateurs du quotidien.
  • PAM_02Les droits d’administration sont attribués uniquement aux personnes dont le rôle le justifie.
  • PAM_03Les comptes administrateurs font l’objet d’une authentification renforcée (MFA obligatoire).
  • PAM_04Les actions réalisées avec un compte administrateur sont journalisées.
  • PAM_05Les droits d’administration sont révoqués dès qu’ils ne sont plus nécessaires.

Note : en cas d’externalisation de l’administration des systèmes, {{CLIENT_NAME}} s’assure que le prestataire répond à ces mêmes exigences.

Preuves attendues
  • Liste des comptes privilégiés à jour.
  • MFA activé sur tous les comptes administrateurs.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Matrice des droits d’accès.
8.1.2 — Restrictions d'accès aux informations
L'accès aux informations doit être restreint au strict nécessaire selon le rôle de chaque utilisateur.

Pourquoi cette mesure ? Des droits étendus au-delà du besoin réel amplifient l'impact de toute compromission de compte en exposant un périmètre de données disproportionné.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • ACC_28L’accès aux données et applications est accordé selon le principe du moindre privilège — chaque collaborateur n’accède qu’à ce dont il a besoin pour exercer ses fonctions.
  • ACC_29Les droits d’accès sont définis et documentés dans la matrice des droits d’accès.
  • ACC_30Les partages de fichiers et espaces collaboratifs sont configurés pour limiter l’accès aux seules personnes concernées.
Preuves attendues
  • Matrice des droits d’accès à jour.
  • Configuration des droits sur les espaces de stockage conforme.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Matrice des droits d’accès.
8.1.3 — Accès aux codes source
L'accès aux codes sources des applications doit être strictement contrôlé et réservé aux personnes autorisées.

Pourquoi cette mesure ? Un accès non contrôlé aux codes sources peut conduire à l'extraction de secrets techniques ou à l'introduction de modifications malveillantes non détectées.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • OPTIONSRC_01L’accès aux codes sources des applications développées ou utilisées par {{CLIENT_NAME}} est restreint aux personnes dont le rôle le justifie.
  • OPTIONSRC_02Les dépôts de code sont soumis aux mêmes règles de contrôle d’accès que les autres systèmes d’information.
Preuves attendues
  • Droits d’accès aux dépôts de code documentés et à jour.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.1.4 — Authentification sécurisée
L'authentification des utilisateurs doit être robuste (ex. double facteur) pour garantir que seules les personnes autorisées accèdent aux systèmes.

Pourquoi cette mesure ? Des mécanismes d'authentification insuffisants constituent le principal vecteur d'entrée dans les systèmes d'information, notamment via la compromission de mots de passe.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • AUT_01L’authentification multi-facteurs (MFA) est obligatoire pour tous les comptes d’accès aux systèmes de {{CLIENT_NAME}}.
  • AUT_02Les mots de passe respectent une politique de complexité définie — longueur minimale, combinaison de lettres, chiffres et caractères spéciaux, absence de mots courants, non-réutilisation.
  • *Recommandation : il est conseillé de laisser le gestionnaire de mots de passe générer automatiquement les mots de passe afin de garantir leur robustesse (ex. Bitwarden).*
  • AUT_03Les mots de passe sont stockés dans un gestionnaire de mots de passe dédié (ex. Bitwarden).
  • AUT_04Les mots de passe par défaut des équipements et services sont changés dès leur mise en service.
  • AUT_05Les comptes inactifs depuis plus de 90 jours sont désactivés.
  • AUT_06Les mots de passe sont renouvelés au minimum une fois par an, ou tous les 3 mois en l’absence de MFA activé.
  • AUT_07Les 5 derniers mots de passe ne peuvent pas être réutilisés.
  • AUT_08Après 3 tentatives de connexion échouées consécutives, un délai d’attente progressif est appliqué. Au bout de 3 séries d’échecs, une alerte est déclenchée.

Note : cette exigence va volontairement à l’encontre de certaines recommandations récentes préconisant l’abandon de la rotation périodique. Ce choix est délibéré : en cas de compromission non détectée d’un mot de passe, le renouvellement régulier limite la durée d’exposition. L’utilisation d’un gestionnaire de mots de passe (AUT_03) rend cette contrainte non gênante pour l’utilisateur.

Preuves attendues
  • MFA activé sur tous les comptes.
  • Gestionnaire de mots de passe déployé et utilisé.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Charte utilisateur informatique.
8.1.5 — Utilisation de programmes utilitaires à privilèges
L'utilisation d'outils système puissants capables de contourner les contrôles doit être strictement limitée et surveillée.

Pourquoi cette mesure ? Des outils système à hautes capacités utilisés sans supervision peuvent être détournés ou introduire des vulnérabilités non maîtrisées.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • PAM_06L’utilisation d’outils d’administration système (scripts, outils de diagnostic, accès distant...) est réservée aux personnes autorisées.
  • PAM_07Toute utilisation d’un outil à privilèges est journalisée.
  • OPTIONPAM_08Les outils d’administration non nécessaires sont désinstallés ou désactivés sur les postes utilisateurs.
Preuves attendues
  • Liste des outils à privilèges autorisés.
  • Journaux d’utilisation disponibles.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Matrice des droits d’accès.

8.2 — Protection des terminaux et des systèmes

Objectif 18 — Protection des terminaux et des systèmes

Réduire la surface d'attaque des systèmes d'information en sécurisant les postes utilisateurs, en gérant les vulnérabilités et les configurations, et en contrôlant l'installation des logiciels.

Objectif

Les postes de travail et les appareils utilisés par les collaborateurs constituent un point d’entrée privilégié vers le système d’information. Leur exposition directe aux usages quotidiens les rend particulièrement sensibles aux erreurs de manipulation, aux logiciels malveillants ou à l’exploitation de vulnérabilités.

Le niveau de sécurité de ces équipements repose en grande partie sur leur configuration et leur maintien dans le temps. Des écarts de configuration ou l’absence de mises à jour peuvent créer des failles exploitables, parfois sans être immédiatement visibles.

La gestion des vulnérabilités s’inscrit dans une démarche continue, visant à identifier et corriger les faiblesses des systèmes au fur et à mesure de leur découverte.

Par ailleurs, la maîtrise des logiciels installés et des paramètres de configuration contribue à limiter les risques liés à des usages non contrôlés ou à l’introduction de composants non sécurisés.

Les ordinateurs et appareils utilisés par les collaborateurs doivent être configurés de façon sécurisée et leur utilisation encadrée par des règles claires.

Les vulnérabilités des systèmes doivent être identifiées rapidement, évaluées et corrigées selon leur criticité.

Les configurations des systèmes et équipements doivent être définies, documentées, appliquées et régulièrement vérifiées.

L'installation de logiciels sur les systèmes en production doit être encadrée par un processus formel d'approbation.

5 mesures
8.2.1 — Terminaux finaux des utilisateurs
Les ordinateurs et appareils utilisés par les collaborateurs doivent être configurés de façon sécurisée et leur utilisation encadrée par des règles claires.

Pourquoi cette mesure ? Un poste non géré centralement échappe à l'application des politiques de sécurité et constitue un maillon faible exploitable par un attaquant.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • END_01Tous les postes de travail sont inscrits dans une solution de gestion centralisée (ex. Microsoft Intune) avant toute utilisation professionnelle.
  • END_02Une configuration de sécurité de référence est appliquée sur tous les postes (hardening, désactivation des fonctionnalités inutiles, paramètres de sécurité standardisés).
  • END_03Le chiffrement du disque est activé sur tous les postes (ex. BitLocker).
  • END_04Le verrouillage automatique de session est configuré après une période d’inactivité définie.
  • END_05L’installation de logiciels non autorisés est restreinte sur les postes utilisateurs.
  • END_06Les postes sont configurés pour afficher le dernier utilisateur connecté afin de détecter toute connexion anormale.
  • END_07Le fond d’écran de verrouillage affiche les coordonnées de {{CLIENT_NAME}} pour faciliter la restitution en cas de perte.
  • END_08Le pare-feu local est activé sur tous les postes.
  • END_09L’accès aux paramètres système sensibles est restreint aux administrateurs.
  • END_10Les postes sont configurés pour se mettre à jour automatiquement (OS et applications).
  • END_11Le BIOS/UEFI est protégé par un mot de passe pour empêcher le démarrage sur support externe.
  • OPTIONEND_12Les fonctionnalités de partage réseau local entre postes sont désactivées — les partages cloud sécurisés (ex. OneDrive, SharePoint) sont à privilégier pour l’échange de fichiers.
  • END_13L’exécution automatique des supports amovibles est désactivée sur les postes.
  • OPTIONEND_14Un filtre de confidentialité est recommandé pour les collaborateurs travaillant régulièrement en mobilité ou dans des espaces ouverts.
Preuves attendues
  • Tous les postes inscrits dans la solution de gestion.
  • Politique de configuration appliquée et conforme.
  • Chiffrement activé sur tous les postes.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de gestion des postes de travail.
8.2.2 — Protection contre les programmes malveillants
Des outils de protection contre les logiciels malveillants doivent être déployés, mis à jour et actifs sur tous les systèmes.

Pourquoi cette mesure ? En l'absence de protection active sur les terminaux, un programme malveillant peut s'exécuter et se propager sans être détecté ni bloqué.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • END_15Une solution de protection des terminaux (EDR/antivirus) est déployée et active sur tous les postes (ex. Microsoft Defender for Endpoint).
  • END_16Les signatures et moteurs de détection de la solution EDR sont maintenus à jour automatiquement.
  • END_17Tout incident détecté par l’EDR est traité conformément à la procédure de gestion des incidents (cf. 5.6).
  • END_18Les règles de réduction de la surface d’attaque (ASR) sont activées sur les postes (ex. blocage des macros Office, protection contre les exploits...).
  • END_19La protection contre le phishing et les pièces jointes malveillantes est activée sur la messagerie (ex. Defender for Office 365).
  • END_20Un rapport périodique de l’état de santé des postes est produit et analysé (postes non conformes, alertes en cours, mises à jour manquantes...).
Preuves attendues
  • EDR déployé et opérationnel sur tous les postes.
  • Signatures à jour vérifiées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.2.3 — Gestion des vulnérabilités techniques
Les vulnérabilités des systèmes doivent être identifiées rapidement, évaluées et corrigées selon leur criticité.

Pourquoi cette mesure ? Des vulnérabilités non corrigées dans les délais adaptés constituent des points d'entrée exploitables par des techniques d'attaque publiées et accessibles.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • VUL_01Un scan de vulnérabilités est réalisé quotidiennement sur l’ensemble des systèmes (ex. Microsoft Defender Vulnerability Management). Les résultats sont consolidés et accessibles.
  • VUL_02Les vulnérabilités identifiées sont cotées selon le score CVSS et priorisées en tenant compte du contexte (exposition, criticité du système). En l’absence de score CVSS officiel, une évaluation manuelle est réalisée.
  • VUL_03Les mises à jour de sécurité sont appliquées selon leur criticité : critiques sous 72h, importantes sous 7 jours, les autres sous 15 jours.
  • VUL_04Un processus de gestion des patchs est en place et tracé (ex. Windows Update for Business via Intune).
  • VUL_05Les applications et systèmes en fin de support (EOL) sont identifiés et remplacés ou isolés.
  • VUL_06Avant tout déploiement de mise à jour critique, un point de restauration système est créé pour permettre un retour arrière si nécessaire.
Preuves attendues
  • Rapport de scan de vulnérabilités quotidien (ex. Defender VM).
  • Cotation CVSS documentée et priorisation des vulnérabilités tracée.
  • Tableau de bord des mises à jour conforme.
  • Aucun système critique en retard de patch.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de patch management.
8.2.4 — Gestion des configurations
Les configurations des systèmes et équipements doivent être définies, documentées, appliquées et régulièrement vérifiées.

Pourquoi cette mesure ? Des écarts de configuration non détectés dégradent progressivement le niveau de sécurité des systèmes sans que l'organisation en ait conscience.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CFG_01Une configuration de sécurité de référence est définie et documentée pour chaque type d’équipement (postes, équipements réseau...).
  • CFG_02Les configurations sont déployées et maintenues via une solution de gestion centralisée (ex. Intune).
  • CFG_03Tout écart par rapport à la configuration de référence est détecté et corrigé.
  • CFG_04Les configurations sont révisées lors de tout changement significatif de l’environnement.
Preuves attendues
  • Configuration de référence documentée.
  • Conformité des postes vérifiée périodiquement.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de gestion des postes de travail.
8.2.5 — Installation de logiciels sur des systèmes opérationnels
L'installation de logiciels sur les systèmes en production doit être encadrée par un processus formel d'approbation.

Pourquoi cette mesure ? L'installation de logiciels non contrôlés introduit des risques de vulnérabilités et de comportements non désirés incompatibles avec les politiques de sécurité en vigueur.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • LOG_01Seuls les logiciels approuvés par {{CLIENT_NAME}} peuvent être installés sur les postes de travail.
  • LOG_02L’installation de logiciels est réservée aux administrateurs — les utilisateurs standard ne disposent pas des droits d’installation.
  • LOG_03Une liste des logiciels autorisés est tenue à jour et accessible.
  • LOG_04Tout logiciel installé en dehors du processus d’approbation est détecté et supprimé.
Preuves attendues
  • Liste des logiciels autorisés à jour.
  • Aucun logiciel non autorisé détecté sur les postes.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Inventaire des actifs.

8.3 — Protection des données

Objectif 19 — Protection des données

Préserver la confidentialité et l'intégrité des données sensibles par la suppression sécurisée, le masquage, la prévention des fuites et l'utilisation de la cryptographie.

Objectif

Les données constituent un actif essentiel pour l’organisation, dont la compromission peut avoir des impacts significatifs, qu’ils soient opérationnels, financiers ou réputationnels.

Leur protection repose sur une gestion adaptée à leur sensibilité, couvrant l’ensemble de leur cycle de vie, depuis leur création jusqu’à leur suppression.

La conservation de données non nécessaires augmente inutilement le niveau d’exposition et les risques associés. À ce titre, la suppression des données doit être maîtrisée afin d’éviter toute conservation excessive ou non justifiée.

La protection des données implique également de prévenir les risques de divulgation, qu’ils soient accidentels ou intentionnels, et de garantir leur confidentialité lorsqu’elles sont stockées ou échangées.

Les données qui ne sont plus nécessaires doivent être supprimées de manière sécurisée et définitive.

Les données sensibles doivent être masquées ou anonymisées lorsqu'elles sont utilisées à des fins qui ne nécessitent pas leur valeur réelle.

Des mécanismes doivent détecter et bloquer les tentatives d’exfiltration de données hors de l’organisation.

La cryptographie doit être utilisée pour protéger les données confidentielles au repos et en transit, selon des algorithmes et des clés appropriés.

4 mesures
8.3.1 — Suppression des informations
Les données qui ne sont plus nécessaires doivent être supprimées de manière sécurisée et définitive.

Pourquoi cette mesure ? La conservation de données au-delà de leur durée de rétention légale augmente inutilement l'exposition en cas de violation et constitue un manquement aux obligations RGPD.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DLP_01Les données qui ne sont plus nécessaires sont supprimées conformément aux durées de conservation définies (cf. CPL_21 à CPL_24).
  • DLP_02La suppression des données sur les services cloud est effectuée via les outils natifs de la plateforme (ex. purge définitive dans M365).
  • DLP_03Les sauvegardes sont supprimées à l’issue de leur durée de rétention définie.
Preuves attendues
  • Politique de rétention et suppression documentée et appliquée.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de conservation des documents (cf. CPL_21).
8.3.2 — Masquage des données
Les données sensibles doivent être masquées ou anonymisées lorsqu'elles sont utilisées à des fins qui ne nécessitent pas leur valeur réelle.

Pourquoi cette mesure ? L'utilisation de données réelles dans des contextes non sécurisés expose des informations personnelles à des personnes non habilitées à les traiter.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DLP_04Les données personnelles utilisées à des fins de test ou de formation sont systématiquement anonymisées.
  • DLP_05Les données personnelles utilisées à des fins d’analyse sont anonymisées. Si l’anonymisation n’est pas techniquement possible, la pseudonymisation est appliquée.
Preuves attendues
  • Procédure d’anonymisation/pseudonymisation documentée.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Registre des traitements RGPD.
8.3.3 — Prévention de la fuite de données
Des mécanismes doivent détecter et bloquer les tentatives d'exfiltration de données hors de l'organisation.

Pourquoi cette mesure ? En l’absence de mécanismes de détection, une exfiltration de données peut se produire sans alerte, retardant d’autant la prise en charge et la notification obligatoire.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DLP_06Des règles de prévention des fuites de données sont configurées sur les outils de messagerie et de partage (ex. politiques DLP dans M365).
  • DLP_07Le partage de données vers des destinataires externes est encadré et tracé.
  • DLP_08Toute tentative de transfert de données non autorisée déclenche une alerte.
  • DLP_09L’envoi de données classées comme confidentielles ou secrètes vers l’extérieur est soumis à une approbation explicite avant transmission.
Preuves attendues
  • Politiques DLP configurées et actives.
  • Alertes DLP surveillées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de classification des données.
8.3.4 — Utilisation de la cryptographie
La cryptographie doit être utilisée pour protéger les données confidentielles au repos et en transit, selon des algorithmes et des clés appropriés.

Pourquoi cette mesure ? Des données stockées ou transmises sans chiffrement sont accessibles directement en cas de vol d'équipement ou d'interception réseau, sans nécessiter de compétence technique particulière.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CRY_01Les données stockées sur les postes sont chiffrées par BitLocker avec un algorithme AES 256 bits minimum.
  • CRY_02Les données stockées sur les supports amovibles sont chiffrées par BitLocker To Go en AES 256 bits (cf. MED_02).
  • CRY_03Les communications utilisent TLS 1.2 minimum — TLS 1.3 est privilégié. Les protocoles obsolètes (SSL, TLS 1.0, TLS 1.1) sont désactivés.
  • CRY_04Les données stockées dans le cloud sont chiffrées par le fournisseur selon les standards en vigueur — ce point est vérifié lors de la sélection du fournisseur (cf. 5.2.7).
  • CRY_05Les mots de passe sont stockés sous forme hachée avec un algorithme moderne (bcrypt, Argon2 ou équivalent) — jamais en clair.
  • CRY_06Les clés cryptographiques sont stockées dans un espace sécurisé dédié (ex. Bitwarden, Azure Key Vault) et leur accès est tracé.
  • CRY_07Les certificats numériques sont surveillés et renouvelés avant expiration.
Preuves attendues
  • Chiffrement activé sur tous les postes et supports.
  • Protocoles de communication conformes.
Documents associés
  • Présente PSSI.

8.4 — Disponibilité et continuité

Objectif 20 — Disponibilité et continuité

Assurer la disponibilité des ressources informatiques en dimensionnant les systèmes de manière adaptée et en mettant en place des sauvegardes et des redondances testées.

Objectif

La disponibilité des systèmes d’information est une condition essentielle au fonctionnement de l’organisation. Toute interruption de service peut avoir des impacts directs sur l’activité, la productivité ou la qualité de service.

Le maintien de cette disponibilité repose sur l’anticipation des besoins et des contraintes, afin d’éviter les situations de saturation ou de défaillance.

La gestion des capacités permet d’adapter les ressources aux usages et de prévenir les interruptions liées à un manque de ressources.

En cas d’incident, des mécanismes de sauvegarde et de redondance contribuent à limiter les impacts et à rétablir le fonctionnement des systèmes dans des délais acceptables.

Les capacités des systèmes (stockage, réseau, calcul...) doivent être dimensionnées et surveillées pour éviter les pannes dues à une saturation.

Des sauvegardes régulières des données critiques doivent être réalisées, testées et conservées dans un endroit sécurisé. (cf. 5.7.2)

Les systèmes critiques doivent disposer de redondances suffisantes pour maintenir leur disponibilité en cas de panne.

3 mesures
8.4.1 — Dimensionnement
Les capacités des systèmes (stockage, réseau, calcul...) doivent être dimensionnées et surveillées pour éviter les pannes dues à une saturation.

Pourquoi cette mesure ? Une saturation non anticipée des ressources peut provoquer une indisponibilité de service sans qu'aucune alerte préalable n'ait été émise.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CAP_01Les capacités de stockage disponibles sont surveillées et des alertes sont configurées en cas d’approche du seuil limite.
  • CAP_02Les besoins en capacité sont évalués régulièrement et anticipés avant d’atteindre les limites.
  • CAP_03Les quotas de stockage par utilisateur sont définis et appliqués (ex. quotas OneDrive/Exchange dans M365).
  • CAP_04Un archivage automatique des boîtes mail est configuré — les messages de plus de 18 mois sont automatiquement déplacés vers l’archive en ligne.
Preuves attendues
  • Alertes de capacité configurées et actives.
  • Quotas définis et appliqués.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.4.2 — Sauvegarde des informations
Des sauvegardes régulières des données critiques doivent être réalisées, testées et conservées dans un endroit sécurisé. (cf. 5.7.2)

Pourquoi cette mesure ? Une politique de sauvegarde non testée régulièrement ne garantit pas la capacité de restauration effective au moment où elle est nécessaire.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • SAV_01Un système de sauvegarde est mis en œuvre par {{CLIENT_NAME}}.
  • SAV_02La politique de sauvegarde prévoit au minimum une sauvegarde incrémentale quotidienne et une sauvegarde complète hebdomadaire. Pour les environnements cloud, les mécanismes de rétention et de restauration du fournisseur doivent permettre d’atteindre ces mêmes objectifs.
  • SAV_03Les sauvegardes sont conservées pendant une durée minimale d’un mois. Cette durée peut être portée à plus selon les obligations légales applicables (cf. CPL_21 à CPL_24) ou les besoins métier.
  • SAV_04Les sauvegardes sont stockées dans un emplacement distinct des données d’origine.
  • SAV_05Les sauvegardes sont testées périodiquement pour vérifier que la restauration est possible.
  • SAV_06La procédure de restauration est documentée et connue des personnes en charge.

Note : la durée minimale d’un mois est volontairement accessible pour s’adapter aux contraintes techniques et financières d’une TPE/PME. Elle ne constitue pas une durée cible mais un plancher — chaque catégorie de données doit faire l’objet d’une analyse spécifique selon les obligations légales et les besoins métier pour définir la durée de rétention appropriée.

Preuves attendues
  • Sauvegardes réalisées et tracées.
  • Tests de restauration documentés.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • PCA/PRI.
8.4.3 — Redondance des moyens de traitement de l'information
Les systèmes critiques doivent disposer de redondances suffisantes pour maintenir leur disponibilité en cas de panne.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de mécanismes de redondance peut transformer une panne ponctuelle en interruption prolongée, faute de solution de basculement identifiée.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • RED_01Les services cloud utilisés par {{CLIENT_NAME}} sont hébergés sur des infrastructures disposant d’une redondance géographique garantie par le fournisseur.
  • RED_02Les niveaux de service (SLA) des fournisseurs de matériels et de services cloud sont vérifiés lors de leur sélection et intégrés aux contrats (cf. 5.2.4).
  • OPTIONRED_03Les équipements informatiques critiques hébergés sur site disposent d’une alimentation redondante ou d’un onduleur.
  • OPTIONRED_04Les liens réseau critiques disposent d’une connexion de secours (cf. MAT_09).
  • RED_05En cas d’indisponibilité d’un service ou équipement, une procédure de continuité est définie (cf. BCP_01 à BCP_04).
Preuves attendues
  • SLA fournisseurs documentés.
  • Procédure de continuité en cas d’indisponibilité documentée.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • PCA/PRI.

8.5 — Journalisation et surveillance

Objectif 21 — Journalisation et surveillance

Détecter les incidents et anomalies en temps réel grâce à une journalisation exhaustive et une surveillance continue des systèmes, avec une référence temporelle commune et fiable.

Objectif

La compréhension du fonctionnement d’un système d’information repose sur la capacité à observer les événements qui s’y produisent.

La journalisation permet de conserver une trace des actions et des événements significatifs, offrant ainsi une visibilité sur l’activité des systèmes.

Ces informations sont essentielles pour détecter des comportements anormaux et pour analyser les incidents a posteriori, en reconstituant leur déroulement.

La fiabilité de cette analyse dépend de la qualité des informations collectées et de leur cohérence dans le temps, afin de permettre une lecture claire et exploitable des événements.

Les systèmes doivent enregistrer des journaux d'activité suffisants pour détecter les incidents et reconstituer les événements en cas d'enquête.

Les systèmes et réseaux doivent être surveillés en temps réel pour détecter rapidement les comportements anormaux.

Tous les systèmes doivent être synchronisés sur une référence horaire commune pour garantir la cohérence des journaux d'événements.

3 mesures
8.5.1 — Journalisation
Les systèmes doivent enregistrer des journaux d'activité suffisants pour détecter les incidents et reconstituer les événements en cas d'enquête.

Pourquoi cette mesure ? Sans journaux d'activité conservés et protégés, toute investigation post-incident est rendue impossible, privant l'organisation de moyens de détection et de preuve.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • LOG_05Les systèmes et services utilisés par {{CLIENT_NAME}} génèrent des journaux d’activité couvrant a minima : les connexions et déconnexions, les actions d’administration, les erreurs système et les alertes de sécurité.
  • LOG_06Les journaux sont conservés pendant une durée minimale de 90 jours.
  • LOG_07Les journaux sont protégés contre toute modification ou suppression non autorisée.
  • LOG_08L’accès aux journaux est restreint aux personnes autorisées.
  • OPTIONLOG_09Les journaux d’accès aux données à caractère personnel sont conservés conformément aux exigences du RGPD et mis à disposition en cas de contrôle de la CNIL.
  • OPTIONLOG_10Pour les professions réglementées (avocats, médecins, experts-comptables...), les journaux d’accès aux dossiers clients sont conservés conformément aux règles de leur ordre professionnel.
  • OPTIONLOG_11Pour les structures soumises à des référentiels sectoriels (HDS, NIS2...), les exigences de journalisation spécifiques à ces référentiels sont appliquées.
Preuves attendues
  • Journaux configurés et actifs sur les systèmes.
  • Durée de rétention conforme.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.5.2 — Activités de surveillance
Les systèmes et réseaux doivent être surveillés en temps réel pour détecter rapidement les comportements anormaux.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de surveillance active laisse à un attaquant le temps nécessaire pour progresser dans le système d'information sans être détecté.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • SUR_01Les alertes de sécurité remountées par les outils de surveillance sont examinées et traitées dans des délais adaptés à leur criticité.
  • SUR_02Une solution de gestion des événements et informations de sécurité (SIEM) est mise en place pour centraliser, corréler et analyser les événements de sécurité en temps réel (ex. Microsoft Sentinel, Defender XDR).
  • SUR_03La console de surveillance est consultée régulièrement par une personne habilitée — les alertes ne doivent pas rester sans traitement.
  • SUR_04Les comportements anormaux (connexions inhabituelles, tentatives d’accès répétées, volumes de données inhabituels...) font l’objet d’une investigation.
  • SUR_05Les résultats de la surveillance sont consignés et les actions correctives tracées.
Preuves attendues
  • Tableau de bord de surveillance opérationnel.
  • Alertes traitées et tracées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Procédure de gestion des incidents.
8.5.3 — Synchronisation des horloges
Tous les systèmes doivent être synchronisés sur une référence horaire commune pour garantir la cohérence des journaux d'événements.

Pourquoi cette mesure ? Des écarts temporels entre les systèmes compromettent la cohérence des journaux et rendent impossible la reconstitution fiable d'une chronologie d'incident.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • SYN_01Tous les équipements et systèmes sont synchronisés sur une source de temps de référence via le protocole NTP (ex. Microsoft Time Service).
  • SYN_02La synchronisation est vérifiée périodiquement et tout écart significatif est corrigé.
Preuves attendues
  • Synchronisation NTP active et conforme sur tous les systèmes.
Documents associés
  • Présente PSSI.

8.6 — Sécurité des réseaux

Objectif 22 — Sécurité des réseaux

Protéger les réseaux et les flux d'information contre les accès non autorisés et les menaces, par une architecture segmentée, des services sécurisés et un filtrage approprié des accès internet.

Objectif

Le réseau permet les échanges entre les utilisateurs, les systèmes et les applications, et constitue à ce titre un élément central du système d’information.

La maîtrise des flux réseau est essentielle pour limiter les risques de propagation d’un incident ou d’accès non autorisé.

La structuration du réseau en zones distinctes permet de contrôler les communications et de contenir les impacts en cas d’événement de sécurité.

Par ailleurs, les échanges avec l’extérieur représentent un vecteur d’exposition important. Leur encadrement contribue à réduire les risques liés aux menaces provenant d’Internet.

Les réseaux doivent être protégés pour garantir la sécurité des informations qui y transitent.

Les services réseau utilisés (VPN, pare-feu, DNS...) doivent être configurés de manière sécurisée et supervisés.

Le réseau doit être segmenté en zones distinctes pour limiter la propagation d'un incident entre les différents périmètres.

L'accès à Internet depuis les systèmes de l'organisation doit être filtré pour bloquer les sites malveillants ou inappropriés.

4 mesures
8.6.1 — Sécurité des réseaux
Les réseaux doivent être protégés pour garantir la sécurité des informations qui y transitent.

Pourquoi cette mesure ? Un réseau insuffisamment protégé ou mal configuré constitue un point d'entrée accessible à tout acteur disposant d'un accès physique ou distant aux équipements.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • NET_01Le réseau de {{CLIENT_NAME}} est protégé par un pare-feu configuré et maintenu à jour.
  • NET_02Les règles du pare-feu suivent le principe du moindre privilège — seuls les flux nécessaires sont autorisés.
  • NET_03Les accès distants au réseau sont sécurisés (cf. TEL_03 et TEL_04).
  • NET_04En cas d’utilisation d’une box internet grand public, aucun service interne n’est exposé sur internet et l’UPnP est désactivé.
  • NET_05Les équipements réseau (routeur, switch, point d’accès WiFi...) sont configurés selon les bonnes pratiques de sécurité et leurs mots de passe par défaut sont changés.
Preuves attendues
  • Pare-feu en place et configuré.
  • Règles de filtrage documentées.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.6.2 — Sécurité des services réseau
Les services réseau utilisés (VPN, pare-feu, DNS...) doivent être configurés de manière sécurisée et supervisés.

Pourquoi cette mesure ? Des services réseau mal configurés permettent l'accès à des domaines malveillants et l'exfiltration de données sans détection.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • NET_06Un service DNS filtrant est mis en place pour bloquer les domaines malveillants, les sites de phishing et les domaines de commande et contrôle (C2) connus (ex. Defender for Endpoint DNS protection, Cloudflare Gateway).
  • NET_07Les requêtes DNS sont journalisées pour permettre la détection de comportements anormaux (ex. requêtes vers des domaines suspects, volumes inhabituels).
  • NET_08Les services réseau actifs sont inventoriés — tout service non justifié est désactivé.
  • NET_09Les firmwares des équipements réseau (routeur, switch, point d’accès...) sont maintenus à jour.
  • NET_10Les interfaces d’administration des équipements réseau ne sont pas accessibles depuis internet.
  • NET_11Les enregistrements DNS de {{CLIENT_NAME}} sont sécurisés par DNSSEC pour prévenir la falsification des réponses DNS.
  • NET_12Les enregistrements SPF, DKIM et DMARC sont configurés sur le domaine de messagerie de {{CLIENT_NAME}} pour prévenir l’usurpation d’identité par email.
Preuves attendues
  • DNS filtrant actif et configuré.
  • Inventaire des services réseau à jour.
  • DNSSEC, SPF, DKIM et DMARC configurés et valides.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.6.3 — Cloisonnement des réseaux
Le réseau doit être segmenté en zones distinctes pour limiter la propagation d'un incident entre les différents périmètres.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de segmentation permet la propagation latérale d'un incident depuis un équipement compromis vers l'ensemble du système d'information.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • NET_13Le réseau WiFi visiteurs est isolé du réseau de l’organisation (cf. MAT_11).
  • NET_14Les équipements personnels (BYOD) non gérés sont isolés du réseau professionnel.
  • OPTIONNET_15En cas d’infrastructure sur site, les serveurs et équipements critiques sont placés dans un segment réseau distinct des postes utilisateurs.
Preuves attendues
  • Séparation réseau visiteurs / réseau professionnel effective.
  • BYOD isolé le cas échéant.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.6.4 — Filtrage web
L'accès à Internet depuis les systèmes de l'organisation doit être filtré pour bloquer les sites malveillants ou inappropriés.

Pourquoi cette mesure ? L'accès sans restriction à internet depuis les postes expose l'organisation aux contenus malveillants et aux techniques d'exploitation hébergées sur des sites compromis.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • NET_16Un filtrage web est mis en place pour bloquer l’accès aux sites malveillants, de phishing et aux catégories de contenus inappropriés pour un usage professionnel.
  • NET_17Les tentatives d’accès à des sites bloqués sont journalisées et les alertes sont traitées.
  • NET_18Les catégories bloquées incluent a minima : les sites malveillants et de phishing, les contenus adultes, les jeux d’argent, les réseaux d’anonymisation (proxy, Tor), les sites de téléchargement illégal et les domaines nouvellement enregistrés.
  • NET_19Toute demande de dérogation à une règle de filtrage est formalisée et approuvée.
Preuves attendues
  • Filtrage web actif et configuré.
  • Journaux de filtrage disponibles.
Documents associés
  • Présente PSSI.

8.7 — Développement et gestion des changements

Objectif 23 — Développement et gestion des changements

Intégrer la sécurité à toutes les étapes du cycle de développement logiciel et des changements système, depuis la conception jusqu'aux tests, pour livrer des applications sûres et maîtriser les risques liés aux évolutions.

Objectif

Les applications supportent une part essentielle des activités de l’organisation. À ce titre, elles constituent un point d’exposition important en cas de vulnérabilité ou de mauvaise conception.

C’est pourquoi la sécurité doit être prise en compte dans l’ensemble des projets impliquant des applications, qu’il s’agisse de développement ou d’intégration.

La sécurité des applications repose sur une prise en compte des exigences dès les premières phases de conception, afin de limiter l’introduction de failles difficiles à corriger par la suite. Elle s’inscrit ensuite dans l’ensemble du cycle de vie de l’application, depuis sa mise en production jusqu’à son évolution et son décommissionnement.

Par ailleurs, la maîtrise des environnements et des modifications apportées aux systèmes contribue à limiter les risques d’erreur, d’exposition ou de dégradation du niveau de sécurité.

La sécurité doit être intégrée à chaque étape du cycle de développement des logiciels, de la conception aux tests.

Les exigences de sécurité des applications doivent être définies et vérifiées tout au long de leur développement.

Les architectures et les développements logiciels doivent suivre des principes de sécurité reconnus (moindre privilège, défense en profondeur...).

Les développeurs doivent appliquer des pratiques de codage sécurisé pour éviter les vulnérabilités classiques (injections, XSS, débordements...).

Des tests de sécurité doivent être réalisés avant la mise en production.

Lorsque le développement est confié à un prestataire externe, des exigences de sécurité contractuelles doivent être définies et vérifiées.

Les environnements de développement, de test et de production doivent être séparés pour éviter toute contamination entre eux.

Toute modification des systèmes ou applications doit suivre un processus formalisé (demande, analyse d'impact, validation, traçabilité).

Les données utilisées pour les tests ne doivent pas contenir de données personnelles ou sensibles réelles, sauf mesures de protection adaptées.

Les tests d’audit réalisés sur les systèmes en production doivent être planifiés et encadrés pour ne pas les perturber.

10 mesures
8.7.1 — Cycle de vie de développement sécurisé
La sécurité doit être intégrée à chaque étape du cycle de développement des logiciels, de la conception aux tests.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de prise en compte de la sécurité tout au long du cycle de développement conduit à la mise en production d'applications présentant des failles structurelles coûteuses à corriger a posteriori.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DEV_01Les exigences de sécurité sont définies dès le démarrage de tout projet de développement ou d’intégration d’un nouveau service.
  • DEV_02La sécurité est prise en compte à chaque phase du cycle du projet : conception, développement, tests, déploiement et maintenance.
  • DEV_03Les développeurs sont formés aux bonnes pratiques de développement sécurisé.
  • DEV_04Un processus de revue de code intégrant des critères de sécurité est appliqué avant toute mise en production.
Preuves attendues
  • Exigences de sécurité documentées dans les projets.
  • Traces de revues de code.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Guide des bonnes pratiques de développement sécurisé.
8.7.2 — Exigences de sécurité des applications
Les exigences de sécurité des applications doivent être définies et vérifiées tout au long de leur développement.

Pourquoi cette mesure ? Sans exigences définies en amont, les aspects critiques (authentification, contrôle d'accès, journalisation) peuvent ne pas être couverts à la livraison.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DEV_05Pour chaque application développée, un cahier des charges incluant les exigences de sécurité est rédigé avant le démarrage des travaux.
  • DEV_06Les exigences de sécurité couvrent a minima : la gestion des authentifications, le contrôle d’accès, la protection des données, la journalisation et la gestion des erreurs.
  • DEV_07La conformité aux exigences de sécurité est vérifiée avant toute mise en production.
Preuves attendues
  • Cahiers des charges avec exigences de sécurité documentés.
  • Validation de conformité avant mise en production.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Guide des bonnes pratiques de développement sécurisé.
8.7.3 — Principes d'ingénierie et d'architecture des systèmes sécurisés
Les architectures et les développements logiciels doivent suivre des principes de sécurité reconnus (moindre privilège, défense en profondeur...).

Pourquoi cette mesure ? Une architecture ne respectant pas les principes de sécurité reconnus crée des failles systémiques difficilement corrigibles sans refonte profonde.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DEV_08Les architectures applicatives et infrastructurelles suivent les principes de sécurité reconnus : moindre privilège, défense en profondeur, séparation des privilèges, fail secure, zero trust.
  • DEV_09Les composants exposés sur internet sont isolés des composants internes (ex. séparation frontend/backend, DMZ).
  • DEV_10Les dépendances et bibliothèques tierces utilisées sont inventoriées, maintenues à jour et vérifiées pour l’absence de vulnérabilités connues (ex. SCA — Software Composition Analysis).
  • DEV_11Les secrets (clés API, mots de passe, certificats...) ne sont jamais stockés en clair dans le code source ni dans les dépôts de code.
  • DEV_12Les principes de privacy by design sont appliqués — la protection des données personnelles est intégrée dès la conception.
Preuves attendues
  • Principes d’architecture documentés.
  • Inventaire des dépendances à jour.
  • Absence de secrets dans les dépôts de code vérifiée.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Guide des bonnes pratiques de développement sécurisé.
8.7.4 — Codage sécurisé
Les développeurs doivent appliquer des pratiques de codage sécurisé pour éviter les vulnérabilités classiques (injections, XSS, débordements...).

Pourquoi cette mesure ? Les vulnérabilités classiques (injection, XSS, CSRF) résultent de pratiques de développement non sécurisées et demeurent parmi les vecteurs d'attaque les plus exploités.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DEV_13Les développeurs appliquent les bonnes pratiques de codage sécurisé référencées dans le guide interne (cf. documents associés).
  • DEV_14Les vulnérabilités classiques sont prévenues dès le code : injections SQL, XSS, CSRF, dépassements de tampon, exposition de données sensibles...
  • DEV_15Des outils d’analyse statique du code (SAST) sont utilisés pour détecter les vulnérabilités avant la mise en production.
  • DEV_16Les entrées utilisateur sont systématiquement validées et assainies avant traitement.
Preuves attendues
  • Rapports d’analyse statique disponibles.
  • Absence de vulnérabilités critiques en production.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Guide des bonnes pratiques de développement sécurisé.
8.7.5 — Tests de sécurité dans le développement et l'acceptation
Des tests de sécurité doivent être réalisés avant la mise en production.

Pourquoi cette mesure ? Une application mise en production sans tests de sécurité peut présenter des vulnérabilités exploitables dès le premier jour d'exposition.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DEV_17Des tests de sécurité sont réalisés avant toute mise en production : tests fonctionnels de sécurité, revues de code, analyses automatisées.
  • DEV_18Les vulnérabilités identifiées lors des tests sont corrigées avant mise en production selon leur criticité.
  • DEV_19Pour les applications exposées sur internet, un test d’intrusion est réalisé avant la première mise en production et après toute évolution majeure.
Preuves attendues
  • Rapports de tests de sécurité documentés.
  • Vulnérabilités critiques corrigées avant mise en production.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Guide des bonnes pratiques de développement sécurisé.
8.7.6 — Développement externalisé
Lorsque le développement est confié à un prestataire externe, des exigences de sécurité contractuelles doivent être définies et vérifiées.

Pourquoi cette mesure ? Du code livré par un prestataire externe sans vérification peut introduire des failles intentionnelles ou accidentelles dans le système d'information.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DEV_20Lorsque le développement est externalisé, les exigences de sécurité de la présente PSSI sont imposées contractuellement au prestataire.
  • DEV_21Le code livré par un prestataire fait l’objet d’une revue de sécurité avant intégration en production.
  • DEV_22Les droits de propriété intellectuelle et d’accès au code source sont définis dans le contrat.
Preuves attendues
  • Contrats prestataires avec clauses de sécurité.
  • Traces de revues de code avant intégration.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.7.7 — Séparation des environnements de développement, de test et opérationnels
Les environnements de développement, de test et de production doivent être séparés pour éviter toute contamination entre eux.

Pourquoi cette mesure ? L'absence de séparation expose les données de production à des manipulations accidentelles et permet des déploiements non contrôlés.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • DEV_23Les environnements de développement, de test et de production sont séparés et leurs accès sont distincts.
  • DEV_24Les déploiements en production sont réalisés via un processus formalisé — aucun déploiement direct depuis un environnement de développement n’est autorisé.
  • DEV_25Les données de production ne sont pas utilisées dans les environnements de développement ou de test sans anonymisation préalable (cf. DLP_04).
Preuves attendues
  • Environnements distincts documentés.
  • Procédure de déploiement en production formalisée.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de gestion des changements.
  • Guide des bonnes pratiques de développement sécurisé.
8.7.8 — Gestion des changements
Toute modification des systèmes ou applications doit suivre un processus formalisé (demande, analyse d'impact, validation, traçabilité).

Pourquoi cette mesure ? Un changement non planifié ni testé peut introduire des régressions ou des failles en production, sans possibilité de retour arrière immédiat.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • CHG_01Tout changement sur les systèmes doit suivre une procédure documentée de gestion des changements.
  • CHG_02Chaque changement est évalué en termes d’impact, de risque et de réversibilité avant approbation.
  • CHG_03Les changements sont testés en environnement de test avant déploiement en production (cf. DEV_23).
  • CHG_04Un plan de déploiement est prévu dans la gestion des changements. Ce plan prévoit a minima une phase de déploiement pilote et une phase de déploiement global.
  • CHG_05Un plan de retour arrière est défini pour tout changement significatif.
  • CHG_06Les changements réalisés sont tracés et documentés.
  • CHG_07En cas d’incident lié à un changement, la procédure de gestion des incidents est déclenchée (cf. 5.6).

Note : les patchs de sécurité critiques et correctifs critiques peuvent suivre un plan de déploiement plus court du fait de l’urgence (cf. VUL_03).

Preuves attendues
  • Demandes de changement documentées et tracées.
  • Plans de retour arrière disponibles.
Documents associés
  • Présente PSSI.
  • Politique de gestion des changements.
8.7.9 — Informations de test
Les données utilisées pour les tests ne doivent pas contenir de données personnelles ou sensibles réelles, sauf mesures de protection adaptées.

Pourquoi cette mesure ? L'utilisation de données réelles en environnement de test constitue un traitement non conforme au RGPD et expose ces données à un accès élargi et non contrôlé.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • TST_01Les données de test sont fictives ou anonymisées — les données de production ne sont jamais utilisées telles quelles en environnement de test (cf. DLP_04).
  • TST_02Les accès aux environnements de test sont restreints aux seules personnes dont le rôle le justifie.
Preuves attendues
  • Absence de données réelles en environnement de test.
Documents associés
  • Présente PSSI.
8.7.10 — Protection des systèmes d’information pendant les tests d’audit
Les tests d’audit réalisés sur les systèmes en production doivent être planifiés et encadrés pour ne pas les perturber.

Pourquoi cette mesure ? Des tests réalisés sans encadrement sur des systèmes en production peuvent perturber leur disponibilité et laisser des accès temporaires non révoqués après l’opération.

Implémentation
Mesures opérationnelles
  • AUD_01Les tests d’audit sur les systèmes en production sont planifiés à l’avance et réalisés en dehors des heures critiques d’activité.
  • AUD_02Les accès accordés dans le cadre d’un audit sont limités à la durée de l’audit et révoqués à son issue.
  • AUD_03Les résultats des audits sont documentés et les actions correctives tracées.
  • AUD_04Les outils installés sur les systèmes dans le cadre d’un audit sont supprimés à l’issue de celui-ci.
Preuves attendues
  • Planification des audits documentée.
  • Rapports d’audit et actions correctives tracés.
Documents associés
  • Présente PSSI.

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